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WARHAMMER:MARK OF CHAOS  (PC) posté le samedi 02 décembre 2006 18:03

Car c'est bien le monde dans lequel se déroule Warhammer : Mark of Chaos qui constitue son principal atout. Fidèle à la célèbre licence du jeu de plateau Games Workshop, on a deux campagnes solos qui vous font prendre le contrôle des deux camps qui s'affrontent depuis de nombreuses années : l'Empire, où vous contrôlez les troupes humaines et leurs alliés elfes, et le Chaos où vous présidez à la destinée des orques et autres skavens. L'histoire de ces deux camps est racontée essentiellement sous la forme de textes entre les missions, mais aussi de petites cinématiques qui s'affichent hélas dans un tout petit cadre. Elles se révèlent en outre assez floues si bien qu'on a un peu de mal à bien entrer dans le scénario qui reste de toutes façons très classique puisqu'il met en relief l'éternel affrontement du bien contre le mal.

Test Warhammer : Mark Of Chaos PC - Screenshot 113Les elfes sont les rois du tir à l'arc.

Le déroulement de l'aventure se fait de manière très linéaire et c'est d'ailleurs l'une des différences essentielles avec Medieval II. En effet ici, la carte générale ne permet pas de choisir à proprement parler le lieu où l'on souhaite envoyer ses troupes puisqu'il n'y a qu'un seul chemin à suivre. De même, il n'y a pas non plus tout l'aspect gestion de ville que l'on a vu dans Medieval 2. Dans Warhammer, on ne fait que déplacer son héros sur la case suivante pour participer à la prochaine bataille. Bref, ce n'est qu'une succession de combats auxquels on doit participer. C'est ce côté linéaire qu'ont tenté de gommer les développeurs en incluant sur la carte certains embranchements. Mais ceux-ci ne permettent que de participer à une bataille facultative avant de rejoindre le chemin principal. Dans les faits, il est toujours conseillé de s'y plier puisque ce combat secondaire vous permettra de trouver de nouveaux objets et de l'or en plus pour équiper vos troupes.

Test Warhammer : Mark Of Chaos PC - Screenshot 114Dans certaines missions, vous ne pourrez contrôler que vos héros.

Votre armée ne restera pas identique du début à la fin de la campagne puisque vous pouvez l'améliorer grâce à l'or amassé. Sur la carte générale se trouve en effet des villes dans lesquelles vous pouvez enrôler de nouvelles unités, mais aussi acheter différentes améliorations pour chacune de vos escouades : armures, armes... Mais tout cela reste assez limité. Vos héros peuvent eux aussi en bénéficier. Vous pouvez les équiper avec les objets que vous obtenez au cours des batailles. Ils ont aussi un inventaire, ce qui vous permet de ramasser (ou d'acheter) différents items qui se destinent à être utilisés en situation de combat comme les potions de soin ou de mana. Ces dernières sont très utiles pour faire le plein de magie et pouvoir lancer des sorts. Un gros défaut est présent concernant les objets : il est impossible de les transférer d'un inventaire à l'autre. Problématique lorsqu'un guerrier a ramassé par accident une robe de mage, surtout que l'on ne sais pas avant de l'avoir dans son inventaire quelle sera la nature d'un item laissé au sol par un ennemi mort. Autre problème, une fois que vous aurez accompli votre mission, le jeu affichera d'emblée un message de victoire sans vous avoir laissé le temps de ramasser tous les objets de la carte. Un peu dommage. On aurait préféré avoir le choix de passer à la prochaine mission ou de rester sur la même carte en attendant de l'avoir explorée à fond.

Test Warhammer : Mark Of Chaos PC - Screenshot 115Graphiquement, c'est très honnête, même si on n'est pas au niveau de Medieval II : Total War.

L'un des points forts du titre, c'est que vos héros gagnent de l'expérience au fil des victoires et en franchissant un niveau, vous gagnez des points que vous pouvez dépenser pour acheter une nouvelle compétence. Tout comme dans un jeu de rôle, on dispose à cet effet de trois arbres de compétences. Pratique pour avoir des personnages dont les aptitudes sont conformes à votre façon de jouer. Il est indispensable de booster ses héros, car outre leur grande importance pendant les batailles (ils sont beaucoup plus puissants que les unités de base), ils auront aussi à participer à des duels. Certaines missions vous permettront en effet de n'utiliser que ce type de personnage. Et là, vous avez intérêt à avoir des potions sous la main et à savoir déclencher au moment le plus opportun vos compétences pour l'emporter. Au sujet des batailles avec les armées, elles sont assez proches de titres comme Medieval 2 : Total War en cela que vous ne contrôlez pas directement chacune de vos unités mais des groupes (les chasseurs, les hallebardiers...). En revanche, on est déçu par certains aspects. En premier lieu par l'absence de pause active qui nous aurait permis de pouvoir bien réfléchir à la tactique à adopter. A cause de cela, les combats de Warhammer : Mark of Chaos s'avèrent être assez brouillons et bourrins.

Test Warhammer : Mark Of Chaos PC - Screenshot 116Pas de doutes, nous sommes bien dans un jeu heroic fantasy.

Autre déception, la taille des armées que l'on peut avoir sur le champ de bataille est bien moins importante que dans Medieval II : Total War. Remarquez, le moteur 3D paraît totalement incapable d'en gérer plus tant il s'est avéré gourmand en ressources. Les problèmes de framerate sur les cartes où il y a de nombreuses unités sont donc monnaie courante et dans ces conditions ce n'est pas très agréable à jouer. Une grosse configuration est indispensable pour faite tourner le jeu correctement. Mais le plus gros problème se situe au niveau de l'intelligence artificielle des ennemis totalement dénuée de bon sens. Avec les elfes (qui peuvent avoir une portée à l'arc bien supérieure à la normale), vous pouvez très bien tirer sur vos ennemis à distance sans que ces derniers ne bougent. Facile dans ces conditions de décimer les troupes adverses sans risque. Moins grave, mais révélateur sur le plan de la finition, de rares textes sont restés en anglais et ceux qui sont en français débordent parfois de leurs boîtes de dialogues.

Test Warhammer : Mark Of Chaos PC - Screenshot 117Les trois arbres de compétences d'un de mes héros.

Au niveau du contenu aussi on ne peut être qu'un peu déçu. Outre les deux campagnes, on a aussi un mode multijoueur et escarmouche. Hélas, seules neuf cartes sont disponibles dont une seule pour le mode siège. C'était pourtant le mode le plus intéressant car on peut y faire s'affronter deux équipes : une qui attaque et une qui défend. Ce nombre de cartes est peu faiblard comparé à la concurrence. Au début de la partie, on remarque néanmoins une option agréable qui permet de personnaliser son armée. Chaque joueur dispose d'un montant en or identique et c'est avec ça qu'il doit acheter ses escouades et héros et les améliorer comme il le souhaite. On a accès à quatre factions : l'Empire (humains et nains en gros), le Chaos (orcs, gobelins, trolls...), les Skavens (hommes-rats) et les Hauts-Elfes. Il faut savoir que chaque peuple est subdivisé en trois factions qui ont chacune quelques spécificités. Bref, on peut réellement former sa propre armée et elle a peu de chance d'être la copie conforme de celle de votre adversaire. Au final, Warhammer : Mark Of Chaos pourra convenir aux fans de cet univers, mais les amateurs de jeu de stratégie doivent plutôt se tourner vers Medieval II : Total War, beaucoup plus riche à tout point de vue.

date de sortie:01/12/06

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LE SEIGNEUR DES ANNEAUX:LA BATAILLE POUR LA TERRE DU MILLIEU 2:L'AVENEMENT DU ROI SORCIER  (PC) posté le samedi 02 décembre 2006 17:59

C'est assez peu commun pour être signalé, cette extension (qui réclame que vous possédiez le jeu de base pour fonctionner) se focalise sur le camp du mal. On suit en effet les pérégrinations d'un des serviteurs de Sauron : le puissant Roi-Sorcier, un seigneur des Nazgûls, qui va tenter d'étendre son emprise sur tout le nord de la Terre du Milieu. Vous contrôlez donc ce personnage charismatique et vous allez devoir tenter de former une armée en enrôlant des Numénoréens noirs, des jeteurs de sorts et autres monstres (trolls des neiges, loups sinistres...). Cette nouvelle faction est appelée "Angmar" du nom de la terre d'origine de notre héros.

Test Le Seigneur Des Anneaux : La Bataille Pour La Terre Du Milieu II : L'Avenement Du Roi Sorcier PC - Screenshot 22A droite de l'image, Rogash le troll dans ses oeuvres.

A propos de ce nouveau camp, on notera que les compétences sont orientées vers l'invocation de créatures telles que les spectres ou les orques. Autre particularité, la présence de sortilèges qui gênent vos adversaires. On peut ainsi réduire la protection de ses ennemis ou geler la production des bâtiments adverses. Au niveau des unités, c'est la variété qui domine. Comme nous l'avons vu, les trolls côtoient des loups mais aussi des humains. Une unité sort du lot, il s'agit du maître des esclaves qui peut invoquer (moyennant finances) une escouade pour l'assister. Mais attention car s'il meurt, toutes les unités qui sont liées à lui subiront le même sort. Du côté des six héros d'Angmar, Rogash le troll se fait remarquer par sa puissance. Il peut en effet littéralement décimer les troupes adverses grâce à un de ses coups qui inflige des dommages sur une zone donnée. Pour faire face à cette nouvelle menace, les anciens peuples reçoivent des unités inédites, et certains camps ont aussi droit à un nouveau héros. C'est par exemple le cas des Gobelins qui, grâce à Azog, ont gagné un moyen de voler des ressources dans les bâtiments adverses. L'équilibrage reste cependant un peu douteux et mériterait un bon gros patch.

Test Le Seigneur Des Anneaux : La Bataille Pour La Terre Du Milieu II : L'Avenement Du Roi Sorcier PC - Screenshot 23Vous pouvez désormais créer un héros de la race des trolls.

Outre la campagne solo, la faction Angmar et les nouvelles unités pour chacun des six anciens peuples, l'add-on enrichit aussi le mode Guerre de l'Anneau. Un nouveau scénario historique fait son apparition. Il s'agit de la chute d'Arnor où vous devez diriger ou contrer l'ascension au pouvoir du Roi-Sorcier. La carte du monde est agrandie avec l'apparition de nouveaux territoires et c'est un total de 52 zones que l'on peut conquérir. On apprécie aussi les ajustements effectués au niveau de l'IA qui peut dorénavant choisir de se retirer pendant les batailles si elle sent que sa fin est proche. Le dernier ajout de l'extension concerne l'aspect de création des héros. Déjà, une nouvelle race est accessible, c'est celle des trolls. Ensuite, le jeu permet maintenant de décider combien un personnage vous coûtera à produire. Ainsi, un héros que vous dotez de multiples pouvoirs sera plus cher à former qu'un autre plus basique. Au final, l'Avènement Du Roi Sorcier est un add-on de bonne facture qui satisfera les inconditionnels du jeu d'origine.

date de sortie;30/11/06

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RUNAWAY 2:THE DREAM OF THE TURTLE  (PC) posté le jeudi 23 novembre 2006 17:12

Qui pouvait se douter, en voyant Brian Basco dans l'intro de Runaway, que celui-ci deviendrait le nouveau porte-parole de l'aventure graphique ? Qui pouvait sérieusement parier un kopeck sur cet étudiant bien trop propre sur lui et affirmer que ce dernier serait le sauveur du point and click tel qu'on l'a connu dans les années 90 et que l'on n'imaginait plus revoir un jour sur nos PC ? Pas grand monde, il faut l'avouer. Pas même les trois fondateurs de Pendulo Studios, prêts à mettre la clé sous la porte avant que le succès de Runaway ne les rattrape et les pousse à se remettre à la tâche. En 2003, Runaway et son héros improbable ont conquis le coeur des fans d'aventure, il était donc hors de question d'en rester-là, il fallait faire repartir Brian quelque part dans le monde et l'impliquer, lui et sa copine Gina, dans une histoire encore plus folle, plus longue et plus entraînante que la première.

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 128Un piège à touriste complètement désert.

La nouvelle aventure démarre alors que Brian et Gina profitent de vacances bien méritées sous le soleil d'Hawaï. Les amoureux décident un matin d'aller visiter les chutes de Tiki. Malheureusement pour eux, l'hydravion censé les conduire sur place n'est plus tout jeune, de même que le pilote de l'appareil qui passe carrément l'arme à gauche en plein vol ! Evidemment, il n'y a qu'un seul parachute à bord, bien trop ancien pour tenter de sauter en tandem. Brian n'hésite donc pas une seconde et se sacrifie en confiant le parachute à Gina avant de la pousser dans le vide. Lui restera dans l'avion jusqu'au crash en pleine jungle. Miraculeusement indemne, Brian devra alors retrouver son amie. Mais comme rien n'est jamais simple dans un jeu d'aventure, il découvrira que Gina est tombée au beau milieu d'un lac, que ce lac est sous haute surveillance militaire et que le colonel responsable de l'opération n'est pas du genre commode. Dans la famille "Gépadbol", je demande Brian...

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 129Joshua occupe une place importante dans le scénario.

Runaway 2 reprend à l'identique l'interface ayant servi au premier épisode. Le joueur dirige donc un curseur pour indiquer à Brian où aller, et quoi regarder, prendre ou utiliser. Tout se passe très simplement grâce au clic droit qui permet de faire défiler les actions relatives à chaque objet ou zone de l'écran. Par exemple, en passant le pointeur sur une porte, celui-ci se changera en loupe pour examiner, puis avec un clic droit on le transformera ensuite en main pour signifier que Brian peut tenter de l'ouvrir. Cette icône symbolisera aussi la possibilité de prendre un objet. Et des objets, vous allez en ramasser de toutes sortes au fil des six chapitres qui composent l'aventure. Des choses qui vous paraîtront utiles dès le premier coup d'oeil, d'autres qui le seront moins, mais qui révèleront leur efficacité dans des situations généralement imprévisibles. Runaway 2 - peut-être encore plus que Runaway 1 - s'inscrit dans cette tradition de jeux où les objets ne sont pas nécessairement utilisés pour leur fonction première. Parfois, il faut chercher un peu plus loin et tenter des associations improbables. La méthode ne marche pas à tous les coups, mais s'avère tout de même payante dans bien des situations. Qui penserait par exemple à une pince à cheveux pour bloquer un levier ou à un étui à cigares pour mouler un bâton de craie ?

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 130Chngement de température pour le quatrième chapitre.

N'allez pas non plus croire que Runaway 2 soit une chasse au trésor permanente car une grande partie des situations devra être débloquée en taillant le bout de gras avec l'incroyable galerie de personnages que Brian croisera. Irrésistibles de drôlerie, les dialogues représentent sans conteste l'une des grandes forces du jeu, ce qui n'empêchera pas de les trouver parfois un peu grossiers. En fait, ils sont juste très bien écrits avec un souci constant de coller le plus possible à la réalité. De cette volonté découle forcément des gros mots par-ci par-là, mais on reste dans le registre du familier, jamais du vulgaire. Et puis, ce que l'on retiendra surtout, outre les vannes, les jeux de mots et les références (télé, ciné...), ce sont les performances d'acteurs livrées par chaque interprète. Les voix collent parfaitement à leur personnage et parviennent à donner vie à ce petit monde animé. Si les fans de la première heure remarqueront que celle de Brian a changé depuis la dernière fois (je les rassure, la nouvelle voix est excellente), les cinéphiles s'amuseront, eux, a repérer à qui appartient telle ou telle voix sur grand écran. Pêle-mêle, on peut entendre parler Josh Harnett, Jack Nicholson, Will Smith ou Cameron Diaz. Tout du moins leurs doublures françaises.

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 131Robby a tenu à faire partie de l'aventure Runaway 2.

Parler des voix sans mentionner l'efficacité des bruitages ou des musiques serait criminel tant ils participent aussi à l'ambiance si personnelle de Runaway 2. Du bruit le plus anodin comme celui des pas de Brian dans la neige, au doux craquement plus élaboré d'une coque de vieux galion en mer, on sent que chaque effet a bénéficié du soin le plus total. Même constat pour les musiques bien plus nombreuses et variées que dans le premier volet. La réalisation de Runaway 2 est donc un vrai régal pour les oreilles, et bien sûr, comme l'attestent les images qui ornent cette page, elle l'est également pour les yeux. Le premier volet avait déjà marqué les esprits par son apparence si proche d'un dessin animé, mais ce n'était encore rien par rapport à ce que sa suite nous réservait. Ce deuxième segment va donc encore plus loin en atteignant un niveau largement supérieur à la fois dans la finesse du trait, dans les animations des personnages et dans la profusion d'effets spéciaux qui ne manquent pas de se faire remarquer à chaque tableau. En effet, il y a dans les décors de Runaway 2 un nombre incalculable de petits effets pour rendre les paysages plus vivants (de la neige qui tombe, la mer qui scintille, une caméra de sécurité qui bouge...). Mais le plus impressionnant restent les nombreuses animations de Brian lorsqu'il agit sur son environnement. C'est bien simple, il y a une animation prévue pour chaque action au point que l'aventure de Runaway 2 se joue autant qu'elle se regarde. Notez d'ailleurs que les cinématiques sont plutôt nombreuses elles-aussi, et qu'elles durent généralement longtemps. Je sais que les fans d'aventure sont toujours friands de ce genre de séquences.

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 132Le dernier chapitre réserve bien des surprises au niveau du doublage.

Au final, c'est un quasi sans-faute que Runaway 2 réalise. Les seuls points noirs à ce tableau idyllique pourraient être l'incapacité de Brian à courir et les quelques allers-retours parfois nécessaires à la progression. Des petites carences que l'on pardonnera aisément devant l'excellence de tout le reste. Alors juste une pensée comme ça : et si dans quelques années, les joueurs ne parlaient plus d'âge d'or de Lucasarts mais d'âge d'or de Pendulo... Je sais, la comparaison est osée, mais il faut admettre l'évidence : Runaway 2 est le meilleur jeu d'aventure point and click depuis le troisième volet de l'île aux Singes. Le message est suffisamment clair, je pense.

date de sortie:17/11/06

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MEDIEVAL II:TOTAL WAR  (PC) posté le mardi 14 novembre 2006 20:26

Avant de nous attacher à décrire les spécificités de ce quatrième opus, il semble nécessaire de faire un petit rappel sur le principe même du jeu, et surtout de sa campagne solo. Vous êtes placé à la tête d'un peuple (français, anglais...) et allez devoir conquérir un certain nombre de territoires pour l'emporter. Une grande partie des décisions se prennent sur une carte représentant une fraction du monde. C'est là que vous choisissez les bâtiments à construire dans chacune de vos villes, que vous créez de nouvelles unités et que vous déplacez vos armées pour aller conquérir de nouvelles villes. Evidemment, plus vous aurez de régions en votre possession, plus l'argent des impôts récoltés sera important et vous permettra d'améliorer vos possessions et d'avoir une plus grande armée. Si cette phase se déroule en tour par tour, dès que deux armées ennemies se rencontrent ou que vous lancez un assaut pour vous emparer d'une ville, le jeu bascule en mode stratégie temps réel. Vous contrôlez alors vos troupes comme dans tout autre STR, c'est-à-dire en cliquant là où vous voulez qu'elles se rendent. Vous définissez aussi les formations à adopter et utilisez les compétences spéciales dont certaines unités bénéficient (flèches enflammées pour les archers par exemple).

Ceux qui connaissent déjà les précédents titres de la série pourraient a priori penser que Medieval II : Total War ne fait que transposer le gameplay de Rome : Total War au Moyen Age. C'est en partie vrai, mais ce n'est pas aussi simple que ça. En effet, la période couverte par Medieval II : Total War (qui s'étend de 1080 à 1530) comprend de nombreuses inventions ayant véritablement bouleversé le monde. Il fallait donc que les développeurs en tiennent compte, et c'est ce qu'ils ont fait avec brio. A chacune des découvertes, un message vous avertira et vous pourrez alors utiliser ce nouvel élément pour votre peuple. L'un des premiers sera le moulin à vent, mais ensuite, vous aurez le bonheur de constater que vous pourrez utiliser de la poudre à canon et même aller en Amérique ! La carte qui comprend à l'origine l'Europe, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient s'agrandira alors pour vous permettre de traverser l'Atlantique. C'est d'ailleurs sur ce nouveau territoire que vous rencontrerez quelques civilisations inédites comme les Aztèques.

Au début de la campagne solo, il vous faut choisir quelle faction vous voulez contrôler parmi les cinq disponibles : L'Angleterre, la France, le Saint Empire Romain, Venise et l'Espagne. Chacune a évidemment ses forces et ses faiblesses et les objectifs à réaliser sont différents selon le camp sélectionné. Pour la France il s'agira par exemple, si vous choisissez la campagne courte, de conquérir 20 régions et d'éliminer l'Angleterre, et si vous préférez la campagne longue, de tenir 45 régions dont celle de Jérusalem. Lorsque vous battez un peuple adverse, celui-ci devient jouable. Au total, vous pourrez diriger pas moins de dix-sept factions (Portugal, Ecosse, Egypte...). Et le nombre est encore plus important en mode multijoueur et escarmouche puisqu'il passe à 21. En effet, certains peuples ne sont pas jouables dans la campagne solo. C'est par exemple le cas des Aztèques. Il faut dire que ce choix est tout à fait compréhensible de la part des développeurs vu que si cette civilisation avait été incluse, elle se serait tenue à l'écart de tout contact avec les Européens pendant une grande partie de l'aventure. L'intérêt aurait donc été plus que limité.

Côté gameplay, la campagne introduit plusieurs concepts inédits. Le principal est certainement la possibilité qui est laissée au joueur de choisir l'orientation qu'il souhaite donner à ses cités. Ainsi, vous pouvez décider de transformer vos possessions en châteaux ou en villes. Ce choix n'est pas neutre car les bâtiments que vous pourrez y construire ne seront pas les mêmes. En gros, les châteaux sont dédiés à la production de troupes tandis que les villes vous feront gagner plus d'argent grâce au commerce et à l'importante population qu'elles peuvent héberger. Heureusement, vous pouvez à tout moment transformer une ville en château et inversement. Utile lorsque quelqu'un vous attaque et que vous voulez avoir une armée au mieux de sa forme. Un autre des points forts de Medieval II : Total War, ce sont les missions qui vous sont fréquemment confiées par les guildes, les nobles ou le Pape lui-même. Ce dernier peut par exemple vous demander d'édifier une église dans une de vos villes. Si vous obéissez, votre réputation auprès du souverain pontife augmentera, mais si vous n'obtempérez pas, ce sera l'inverse. Et attention, car si vous poussez le Pape à bout, il se peut qu'il vous excommunie et provoque de ce fait une détérioration des relations avec les autres peuples catholiques. Pire, une croisade peut être lancée contre votre faction. A l'inverse, si vous êtes dans les petits papiers du chef de l'église, vous pourrez prendre part à une croisade pour, par exemple, convertir les peuples musulmans du Proche-Orient (en vous emparant de leurs richesses au passage).

Pour ce qui est de l'intelligence artificielle, elle semble encline à coopérer et à sceller des alliances durables. La diplomatie est une voie nettement plus développée que dans Rome : Total War où les combats étaient vraiment trop présents dans la campagne solo. Désormais, il est possible de vivre en paix pendant des décennies avec ses voisins, pour peu qu'on ne les pousse pas trop à bout. Néanmoins, vous aurez toujours des ennemis, ne serait-ce que les hérétiques ou les rebelles en début de partie et c'est pour cela que l'armée ne doit pas être négligée. A ce propos, vous pouvez aussi avoir des bateaux qui serviront à faire traverser les mers à vos hommes, mais aussi à combattre. Il est cependant nécessaire de préciser que toutes les batailles navales se résolvent automatiquement. Vous ne pouvez donc pas diriger votre flotte en temps réel comme c'est le cas avec les troupes terrestres. C'est un peu dommage.

En dehors de la campagne solo, qui constitue le coeur même du jeu, on peut aussi participer à des affrontements historiques. Les développeurs ont en effet essayé de reproduire quelques grandes batailles médiévales comme celles d'Azincourt ou d'Hastings. Au nombre de sept, elles ne nous permettent hélas que de contrôler un seul des camps en présence. Par exemple, pour ce qui est d'Azincourt, vous dirigez les Anglais. On se demande bien pourquoi on ne peut pas contrôler les Français. Outre ces batailles historiques, un mode escarmouche est aussi présent. On peut y sélectionner sa carte, ses conditions de victoires, sa faction, ses troupes, la météo et j'en passe, le tout afin de participer à des batailles très finement paramétrées. Si l'intelligence artificielle se révèle efficace, rien ne vaut néanmoins l'affrontement avec des joueurs humains et Medieval II : Total War le permet, mais seulement pour les batailles en temps réel et pas pour la phase en tour par tour. On aurait pourtant très bien pu imaginer des parties en multijoueur sur une carte réduite : par exemple sur l'Europe de l'Ouest uniquement ou en Afrique du Nord. Avec un tel mode de jeu, les options diplomatiques auraient pris une autre dimension grâce à la présence de joueurs humains. Ce n'est hélas pas possible. Ces quelques petits bémols ne doivent néanmoins pas vous décourager de découvrir Medieval II : Total War qui reste un excellent jeu de stratégie.

date de sortie:09/11/06

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GUILD WARS:NIGHTFALL  (PC) posté le jeudi 02 novembre 2006 17:01

Pour ceux qui prendraient le train en route, un petit rappel s'impose. Nightfall, comme tous les titres Guild Wars se joue uniquement online, vous ne pouvez pas vous y adonner si vous n'êtes pas connecté. Néanmoins, il ne nécessite pas de payer un abonnement mensuel comme World of Warcraft. En clair, vous achetez la boîte et c'est tout. Dès la création de leur personnage, les amateurs remarqueront que deux nouvelles professions font leur apparition et s'ajoutent à celles de base : le parangon et le derviche. Le premier est une sorte de guerrier à distance armé d'un javelot qui dispose de différents pouvoirs destinés à améliorer ses compétences et celles de son groupe. Quant au derviche, c'est une espèce de prêtre armé d'une faux. Il profite de différentes aptitudes qui lui permettent par exemple d'infliger des dégâts de froid.

L'aventure se déroule sur les terres d'Elona. Ces lieux sont très inspirés des paysages africains. On y retrouve de la savane, des déserts, des plaines... Le design graphique est vraiment typique de ce continent mais aussi du Moyen-Orient de par l'architecture de certains bâtiments. Le scénario de départ est assez basique : les forces du mal se rassemblent et comptent bien investir ces terres. Allié aux lanciers du soleil, vous allez devoir enquêter sur ces événements. Si l'histoire n'a rien de très original, elle est soutenue par des cinématiques bien réalisées et par des quêtes plus abouties, plus nombreuses et plus variées que celles de Factions. Tout a visiblement été fait pour convaincre ceux qui apprécient de vivre une véritable aventure et c'est plutôt réussi. A certains moments pour progresser, il vous faudra gagner des "points lanciers" qui représentent votre grade dans la hiérarchie de l'organisation. Vous pouvez en obtenir en accomplissant certaines missions ou en tuant les ennemis que vous désigneront les éclaireurs lanciers. A ce propos, le bestiaire est varié et les personnes qui se sont occupées du design des différents monstres se sont lâchées et ont fourni un très joli travail. On a ainsi droit à des sortes d'insectes étranges, à des plantes qui bougent, à un boss composé de tablettes en pierre qui ne réagit pas de la même façon selon la profession de celui qui l'attaque, bref, c'est assez diversifié pour qu'on ne tombe pas dans la monotonie.

En dehors de la nouvelle aventure et des deux classes supplémentaires, l'autre grande nouveauté introduite dans Nightfall ce sont les héros. Au fil de la campagne, vous pourrez en effet engager des PNJ qui combattront à vos côtés. Ceux qui connaissent déjà Guild Wars pourraient penser qu'il s'agit de simples mercenaires comme ils existent déjà depuis le début, cependant, les héros sont très différents de ces derniers puisque vous pouvez choisir leurs compétences et même les équiper (arme, armure...). De plus, il est possible de les contrôler en leur désignant les points où ils doivent se rendre. Pour cela, il suffit de placer de petits drapeaux sur la boussole. Utile pour attirer un monstre vers soi ou pour en prendre un à revers. Vous pouvez aussi choisir les réactions de chacun de vos héros en sélectionnant une des trois postures de combat. La première est la posture par défaut : le héros attaquera la cible désignée ou tout ennemi qui agresse un membre du groupe. La deuxième permet de lui dire de garder une position : il n'attaquera alors que les adversaires à portée. Quant à la dernière elle est très utile si vous souhaitez avancer sans attaquer personne puisqu'elle ordonnera à vos héros d'éviter tout combat même s'ils sont attaqués. Signalons aussi que les héros sont utilisables en PvP ce qui peut donner lieu à des affrontements plus tactiques où chaque joueur doit non seulement sélectionner avec soin son équipement et ses compétences mais aussi ceux de ses héros. Au final, Nightfall est un très bon titre destiné aussi bien aux inconditionnels de Guild Wars qu'à ceux qui ne connaissent pas encore le jeu et qui peuvent très bien débuter directement leurs aventures sur les terres d'Elona.

date de sortie:27/10/06

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