XBOX 360

RAINBOW SIX VEGAS  (XBOX 360) posté le samedi 02 décembre 2006 18:01

En voyant ce que préparait Ubisoft pour le prochain Rainbow Six, ma réaction fut un peu similaire à celle provoquée par mon premier contact avec Ghost Recon Advanced Warfighter (aka GRAW). Un mélange de doutes prudents voire réactionnaires quo'n pourrait résumer en ces termes, je cite : "gné ?". Grosse action, linéaire, une seule équipe de 3 hommes etc. Pourtant, force est de constater qu'une fois de plus, si Rainbow Six Vegas n'a plus grand-chose à voir son très tactique ancêtre, il n'en est pas pour autant un malheureux jeu d'action mass market au rabais. Après un niveau d'introduction un peu mollasson servant à introduire le scénario, vous voici parachuté en plein Las Vegas, la ville des casinos assiégés par une bande de fous de guerre aux intentions peu honorables. Fait notable pour la série, c'est la première fois qu'un Rainbow Six se dote d'un véritable scénario et d'une progression narrative très proche de celle de GRAW, en temps réel ou presque et visant à faire monter le jeu en pression dans une unité de lieu et de temps. Le lieu en l'occurrence, ce sont les casinos et les palaces de Vegas, un terrain de jeu particulièrement jouissif et riche de couvertures et de couloirs de service bien pratiques. Car à l'image de Gears Of War, dont le gameplay est finalement assez proche, Rainbow Six Vegas va vous apprendre l'art de se mettre à couvert.

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 192Pssst, les gars, y a des burgers gratuits là-bas. Hihihi, la tête qu'ils vont faire c'est même pas vrai.

L'action de Vegas se veut survoltée, enchaînant la progression furtive avec les scènes d'assaut aux amphétamines, le tout sur un rythme élaboré avec soin, posant à merveille la tension du jeu et contraignant le joueur à la plus élémentaire prudence. Et si le titre semble totalement linéaire de prime abord, on trouvera néanmoins quantité de voies secondaires permettant d'affronter les pires situations en limitant les risques. Ainsi, il ne faudra pas être un fin limier pour saisr que l'entrée le plus évidente (la principale) est sans doute la mieux gardée et que pénétrer tout à trac dans une pièce sans avoir l'idée de lancer son équipe par une porte et vous par l'autre est stupide. De même, le plus lent des benêts comprendra rapidement que pour grimper 5 étages blindés d'ennemis en colère, emprunter des escalators surexposés n'est pas la meilleure des approches alors qu'une petite porte discrète donne accès aux escaliers de service, idéaux pour prendre tout ce monde à revers. En somme, retenez donc qu'en matière de level design, Rainbow Siw Vegas fait plutôt fort, ce que l'on constate lors des combats, où tout semble mis en place pour nous mettre dans des situations complexes.

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 193Passer à travers les vitres en rappel, ça fait toujours son petit effet.

Il faudra donc apprendre à composer et avant tout à se cacher. Pour ce faire, R6 : Vegas a recours à la méthode Gears Of War. D'une pression sur la gâchette gauche, vous plaquez votre personnage contre toute surface protectrice, passant du même coup d'une vue subjective à une vue à la troisième personne. Il reste alors à faire feu en veillant à ne pas se dresser en pleine rafale ennemie, bien évidemment. D'ailleurs, pour calmer les ardeurs d'en face, il est possible d'effectuer un tir en aveugle, mais sans possibilité de viser, tout juste d'appliquer une direction globale, il ne s'agit pas de faire un headshot de couard, mais de tenir l'ennemi à distance, ce en quoi on s'éloigne du jeu d'Epic. Mais qu'on ne compte pas s'en sortir aussi aisément. Il faut fréquemment changer de position, progresser pendant le combat, savoir couvrir ses hommes pendant qu'on les envoie un peu plus avant ou prêter attention aux terroristes susceptibles de nous prendre à revers, sans parler des nombreux scripts de mise en scène faisant intervenir renforts inattendus et embuscades en tout genre. En dépit d'une action digne d'un Call Of Duty, R6 : Vegas parvient à conserver un aspect tactique et les erreurs ou imprudences se paient souvent assez chers. En fait, tout dépendra de votre promptitude à les corriger. Vos alliés pour leur part peuvent être réanimés indéfiniment si vous êtes rapides à leur injecter la potion magique qui fait sortir les balles et cicatriser les blessures, mais en ce qui vous concerne, vous disposez de deux choix. En mode Normal, vous pouvez encaisser un nombre limité de coups avant de devoir vous mettre à l'abri et patienter le temps de faire remonter votre santé pendant qu'en mode Réaliste le nombre de coups tolérés est bien moindre.

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 194Le système de couverture est intuitif, rapide et efficace.

Plaquage au mur, prise d'assaut, tout ceci passe par un ensemble de choix tactiques, de mouvements et d'ordres. Vegas offre un panel stimulant de mouvements dont la descente en rappel est la plus amusante, bien qu'un peu redondante mais permet de se faire un petit plaisir en dégringolant le long d'une paroi pour entrer en défonçant les vitres. Mais ce sont surtout nos rapports avec nos équipiers qui comptent. On trouvera donc la classique gestion des règles d'engagement, soit furtif (tir de riposte uniquement) ou assaut (tir à vue), garder la position ou se regrouper sur le leader, le tout suivi des ordres contextuels. En pointant un lieu, on y envoie le reste de l'équipe, si vous pointez une porte, il se positionne pour préparer un assaut. Ici, les choix habituels s'offrent à vous, entrer et nettoyer, flash et nettoyer, frag et nettoyer. Avant cette étape, il conviendra de jeter un oeil sous la porte pour voir à quoi s'attendre et, au besoin, désigner aux équipiers quelques cibles prioritaires. Des possibilités inutiles si l'I.A. ne se montre pas à la hauteur. Globalement, c'est le cas, s'il arrive parfois que nos hommes restent plantés, la chose est rare et ils savent se mettre à couvert, visent bien mais pas comme des robots (comprendre qu'ils ne feront pas le travail à votre place) et évitent toujours de rester dans vos pattes. Côté ennemis, la hargne prime sans rendre stupide pour autant et on est heureux de constater une certaine mobilité, voire, des comportements retors. Une fois de plus même si l'aspect tactique peut sembler moindre que dans Raven Shield sur PC, Vegas est loin d'être facile si on se rue dans l'action, en mode Réaliste en particulier. Cependant, l'I.A. ennemie n'est pas parfaite et commet parfois des bourdes énormes, il arrive trop fréquemment qu'on observe des terroristes ne pas réagir au début d'une fusillade. Du correct au simplet, il n'y a souvent qu'un petit pas.

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 195Vou spouvez soigner vos alliés aussi souvent que besoin est. Ce qui n'est pas reciproque.

Malheureusement, on n'évite pas quelques frustrations. A commencer par celle provoquée par ce stupide système de checkpoints en lieu et place de sauvegarde en bonne et due forme. Lorsqu'on a le malheur de tomber sur une zone un peu plus ardue que les autres, le risque d'avoir à faire et refaire plusieurs fois les mêmes sections de niveau est important, et franchement gavant. Un système de quicksaves limitées par niveaux eut été, me semble-t-il, bien plus approprié que celui des checkpoints qui paraît rallonger artificiellement une durée de vie qui n'excède pas 8 heures. Mais qu'importe, car l'autre frustration vient du manque de possibilité tactiques dû au petit nombre d'ordres disponibles. A titre d'exemple, en situation normale, il est impossible d'ordonner un lancer de grenade, ce qui est fort ennuyeux lorsqu'on en manque et que l'on découvre avec stupeur que le seul domaine où nos équipiers commettent des bévues semble être l'usage de ces dernières, souvent lancées n'importe comment. Jamais de façon dangereuse, mais généralement de façon inutile. Autre source de désagrément, la relative redondance de l'action bien dissimulée sous une habile mise en scène. Mais dans les faits, on passe énormément de temps à répéter des assauts très similaires et à l'approche tactique qui ne varie guère (entrée par deux portes, aveuglement, contournement).

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 196Le jeu est truffé de scripts, ici l'arrivée de renforts ennemis en rappel par le toit.

Un écueil que l'on corrigera avec le mode Coop à quatre joueurs (oui, un de plus que l'équipe du mode solo) qui tourne à merveille et rehausse considérablement l'intérêt tout en rallongeant la durée de vie rikiki de la campagne. De manière générale, Rainbow Six Vegas est une valeur sûre du multijoueur, offrant 6 modes de jeu praticables à 16. Si tous les modes ne sont pas égaux en qualité, la conservation des mouvements tactiques du solo et de son intensité, ainsi qu'un arsenal complet mais dont la disponibilité est fonction de votre classement, garantissent des parties rythmées et un caractère hautement addictif. Certains apprécieront également de pouvoir créer un avatar personnalisable que vous pourrez utiliser pour toutes vos parties et qui peut même être mappé avec votre propre trogne si vous disposez d'une webcam.

Au final, Ubisoft nous livre avec Rainbow Six : Vegas un gros jeu d'action tactique qui a pris ses distances avec ses origines plus posées sans pour autant sombrer dans un mercantilisme qui en aurait fait un soft au rabais. Relativement dur, intéressant et immersif, Vegas séduit, malgré quelques défauts parfois irritants mais que le multijoueur comble à merveille.

date de sortie:30/11/06

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SONIC THE HEDGEHOG  (XBOX 360) posté le jeudi 23 novembre 2006 17:10

C'est un drame qui vient de se jouer dans la ville de Soleanna. Alors que la fête bat son plein à l'occasion du festival du soleil, Eggman débarque avec son gros vaisseau et kidnappe la princesse Elise. N'écoutant que son courage, Sonic part à sa rescousse. Il ne faut pas que le grand méchant arrive à ses fins puisqu'Elise est la dépositaire d'un immense pouvoir : les flammes du désastre. Elle est en effet capable de déclencher un véritable cataclysme. Si au début du jeu, vous n'aurez la possibilité que de jouer avec Sonic, vous débloquerez au cours de l'aventure un nouveau personnage : Silver. Celui-ci vient du futur, un futur dévasté et il pense que c'est Elise la responsable du malheur que connaît son monde. Un troisième larron sera aussi de la partie et il ne s'agit ni plus ni moins que de Shadow que l'on avait déjà pu incarner dans le titre éponyme. Ce sont donc trois aventures distinctes que vous pourrez vivre, une avec chacun des personnages. Si elles sont indépendantes, elles sont néanmoins intimement liées au niveau du scénario, mais cela, vous le découvrirez par vous-même.

Test Sonic The Hedgehog Xbox 360 - Screenshot 100La ville de Soleanna.

Les parties se déroulent un peu à l'image de ce que l'on avait pu voir dans Sonic Adventure. En effet, on n'a pas affaire à une simple succession de niveaux, mais à un découpage un peu différent sous la forme "d'étapes action" et "d'étapes ville". Tout commence dans la cité de Soleanna. Dans celle-ci, vous pouvez discuter avec les personnages que vous croisez, accomplir des missions et ainsi gagner des rings à utiliser pour acheter divers objets dans les magasins qui vous permettront de débloquer de nouvelles aptitudes pour votre héros (glissade...). Premier regret, beaucoup des missions proposées dans la ville sont peu intéressantes et même vraiment énervantes. J'en veux pour preuve celle qui vous demandera de retrouver six enfants éparpillés dans des rues labyrinthiques en un temps limité. La recherche est vraiment fastidieuse et sans aucun intérêt surtout que les décors proposés sont grisâtres et ternes, sans rapport avec les tons plus colorés des levels orientés plates-formes.

Test Sonic The Hedgehog Xbox 360 - Screenshot 101Silver peut faire léviter toutes sortes d'objets et les balancer sur ses ennemis.

Et les niveaux actions justement, parlons-en puisque ce sont véritablement eux qui constituent le coeur du jeu. Pour y avoir accès, il faut traverser des miroirs disséminés dans la ville. Ne rêvez pas, débloquer l'accès à un de ces miroirs se fait de manière très linéaire et il faudra donc respecter l'ordre des levels qui a été déterminé par les développeurs. Lorsque vous en traversez un, vous serez transporté dans un endroit généralement bourré de pièges et peuplé d'ennemis divers et variés. D'ailleurs, on peut déjà dire que vous risquez de souffrir et de recommencer le même niveau plusieurs fois. Dès le début on a en effet affaire à des épreuves vraiment délicates et pas seulement parce que le niveau de difficulté est élevé, mais surtout parce que le gameplay pose vraiment beaucoup de problèmes. Déjà, la gestion des caméras est totalement aberrante. On perd parfois de vue son personnage, on ne sait pas où il va et c'est très pénalisant, bien plus que dans les autres Sonic car ici la vitesse d'animation est plus rapide. Il est donc très fréquent que l'on tombe lamentablement dans des trous ou que l'on ne voie pas ses ennemis lorsqu'on enchaîne des sauts.

Test Sonic The Hedgehog Xbox 360 - Screenshot 102Il est possible de contrôler Tails dans certains niveaux de l'aventure de Sonic.

La rapidité atteint son paroxysme dans les épreuves dites de "super vitesse". Lors de ces phases, vous pouvez seulement agir sur la direction prise (gauche, droite) et les sauts. Sonic court seul et vous ne pouvez pas ralentir. Pour réussir l'épreuve, il vous faut éviter les obstacles qui se mettent en travers de votre route (arbres, rochers). Si vous en touchez un de face, vous êtes bon pour recommencer. Pour tout vous dire, la première étape de course arrive après seulement un petit quart d'heure de jeu et il nous a fallu nous y reprendre une bonne vingtaine de fois pour la réussir tant les obstacles sont nombreux, mais surtout à cause des commandes qui se sont révélées être beaucoup trop sensibles. Une simple petite pression sur la touche gauche et Sonic va se diriger directement tout à gauche. Bref, on a beaucoup de mal à doser les déplacements et c'est très pénalisant. Ce qui est sympathique en revanche ce sont les différents personnages que l'on peut contrôler tout au long de l'aventure et qui ont chacun leurs pouvoirs particuliers. Il y a évidemment les trois principaux (Shadow peut conduire des véhicules, Silver peut soulever des objets par la pensée et les balancer sur ses adversaires) mais vous aurez aussi l'occasion dans certains niveaux de contrôler Tails par exemple qui peut planer grâce à ses deux queues qui jouent le rôle d'hélicoptère.

Test Sonic The Hedgehog Xbox 360 - Screenshot 103Le mode deux joueurs en écran splitté.

Des fonctionnalités multijoueurs à deux en écran splitté sont aussi de la partie. Deux possibilités existent : le mode bataille et le mode coopération. Dans le premier, il s'agira d'arriver à la fin d'un niveau avant son adversaire. Tous les coups bas sont permis pour ralentir son concurrent et vous pouvez très bien l'attaquer pour qu'il perde ses rings et retourne au dernier checkpoint. Quant au mode coopération, vous pouvez y jouer sur les niveaux que vous avez débloqués en solo. Vous devrez alors collaborer pour atteindre l'arrivée en partageant vos vies. Au final, et même si le contenu est plutôt complet et que le scénario permet de faire plus ample connaissance avec Silver, Sonic The Hedgehog est un jeu frustrant de par son gameplay totalement à côté de la plaque. Une caméra insupportable qui n'en fait qu'à sa tête, des commandes beaucoup trop sensibles, une difficulté mal dosée... Nombre de joueurs abandonneront l'aventure avant même d'en voir le bout tant il peut s'avérer énervant de perdre à cause de lacunes de gameplay.

date de sortie:24/11/06

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TONY HAWK'S PROJECT 8  (XBOX 360) posté le jeudi 23 novembre 2006 17:05

Le problème avec les précédents jeux de la série Tony Hawk, c'est l'impression de déjà-vu dégagée au fil des épisodes. Une impression largement justifiée aux dires même des développeurs de Neversoft qui ont cette année mis un point d'honneur à se remettre en question, en tout cas pour tout ce qui touche à la réalisation de leur bébé. C'est clair qu'en se trimballant le même moteur depuis la genèse de la série, il n'était pas simple de faire bouger les choses. Tony Hawk's Project 8 est donc censé marquer une étape dans l'histoire du skate virtuel grâce en partie à un moteur tout beau, tout neuf proposant une palette d'animations entièrement retravaillées pour l'occasion et motion capturées directement sur les nombreuses stars de la discipline présentes dans le titre (Hawk, Mullen, Burnquist, Dollin, Sheckler, Williams, Huston, Margera...). Le résultat se voit immédiatement à l'écran. Les modèles 3D sont bien plus précis, détaillés et largement mis en valeur par des effets de lumière réussis. Si la plupart des animations sont calquées directement sur les acrobaties réelles des skaters, on a aussi droit à un paquet de figures faisant un joli pied de nez aux lois de la physique.

Test Tony Hawk's Project 8 Xbox 360 - Screenshot 79L'attraction terrestre semble parfois bien moindre dans le monde de Tony Hawk.

Même s'il est vrai que les nouveaux tricks ne sont pas très nombreux, leur total est suffisamment conséquent pour ne pas s'ennuyer en refaisant toujours la même chose. De toute façon, il y a dans Project 8 une nouveauté de taille à ce niveau qui vous fera très certainement passer un long moment à aiguiser la moindre de vos figures, il s'agit du Nail The Trick. Derrière ce nom barbare se cache en fait un principe très simple : la possibilité de contrôler les jambes de votre skater en plein saut afin de faire pivoter la planche sous ses pieds. Pour cela, vous n'aurez qu'à agir sur les sticks (le gauche pour la jambe gauche, le droit pour la jambe droite) et apprendre à relâcher le mouvement au moment opportun pour atterrir sereinement. Ce moment crucial sera celui où le grip de la planche se trouvera sous vos baskets. A cet instant précis, vous libérerez les sticks et la réception se fera sans douleur. Sans ça, votre avatar se mangera le bitume avec une certaine violence. Dans ces cas-là, une petite manipulation (introduite dans cet épisode) permettra de se relever plus vite que dans le passé, afin de ne pas perdre trop de temps à remonter sur sa planche. Autre chose concernant les chutes, le moteur physique a lui aussi été revu. Si on trouve encore quelques incohérences à son sujet (certaines chutes interminables), on s'amusera aussi à tomber exprès pour remplir quelques objectifs demandés (bousculer des quilles géantes par exemple) ou simplement pour tamponner les piétons qui ne se gêneront pas pour se venger par la suite.

Test Tony Hawk's Project 8 Xbox 360 - Screenshot 80Le maître cherche à monter une nouvelle équipe. Bougez-vous pour en faire partie.

Dans Project 8, vous allez encore incarner un prétendant au titre de roi du skateboard qui devra cette fois inscrire son nom parmi les huit meilleurs riders de la planète. Pour cela, il lui faudra remplir diverses petites choses qui lui vaudront de gravir peu à peu les échelons le séparant de son rêve. Tout le jeu se déroulera dans une seule et même ville, un peu à la manière de American Wasteland, le précédent volet de la série. Cela dit, à la différence de ce dernier, les zones (une petite dizaine en tout) sont ici reliées entre elles par de vraies connexions et non plus par des couloirs sans intérêt. La ville est ainsi découpée en différents spots et l'on passe de l'un à l'autre assez librement, à condition bien sûr de les avoir déverrouillés auparavant. Pour lancer un objectif, il suffit de parler à certains habitants de la ville. Leurs défis sont plutôt variés dans l'ensemble. Si l'on retrouve des consignes déjà connues des épisodes antérieurs (fais telle figure à tel endroit...), on découvre aussi quelques nouveautés comme ce cameraman qui vous demandera de le suivre et d'effectuer les figures alors qu'il vous filme en action. La principale contrainte étant de rester dans son champ de vision. Un peu partout dans la ville, on trouvera aussi des indications peintes à même le sol et qui représentent des défis à relever. On verra par exemple des marques sur les trottoirs pour signaler la distance maximale effectuée en grind par les locaux. A vous de vous entraîner pour battre ces records.

Test Tony Hawk's Project 8 Xbox 360 - Screenshot 81Pendant le Nail The Trick, la caméra zoome sur la planche.

Absent du menu principal, le mode classique tel qu'on l'a connu dans les déclinaisons Underground et American Wasteland (à savoir des runs de 2 minutes avec une dizaine d'objectifs à la clé) apparaît ici directement dans le mode carrière. En parlant à certaines personnes, vous ne pourrez donc plus quitter la zone dans laquelle vous vous trouvez, et cela pour une durée de deux minutes. A vous de remplir le maximum de choses pendant ce laps de temps. Malheureusement, rien de bien nouveau en ce qui concerne les objectifs puisqu'il s'agira de rassembler les lettres du mot SKATE, d'effectuer un combo monstrueux, d'exploser un score de folie ou encore de trouver un CD caché. La cohabitation des deux modes de jeu (carrière et classique) s'effectue sans problème puisque rien n'oblige à s'attarder sur le mode classique si l'envie n'y est pas.

Test Tony Hawk's Project 8 Xbox 360 - Screenshot 82Bam Margera se montre ici plus sobre que dans les anciens épisodes.

Pour ce qui est des modes de jeu restants, on trouvera comme toujours des options 2 joueurs ainsi qu'une possibilité de comparer ses performances sur le Xbox Live. Il y a enfin un mode free skate pour explorer librement l'aire de jeu en incarnant l'un des nombreux skaters disponibles. Via le menu principal, vous pourrez aussi accéder à une visionneuse permettant d'examiner sous toutes les coutures (et même au ralenti) les tricks débloqués. Une bonne idée qui devrait donner quelques tuyaux aux apprentis riders qui se demanderaient où placer leurs pieds pour exécuter telle ou telle figure. Finalement, l'objectif visé par Neversoft est plus ou moins atteint même s'il est difficile de parler de vraie révolution de la série. Bien que reposant encore sur les mêmes bases, le jeu se montre assez solide pour nous entraîner une énième fois dans le monde du skate. Et ce coup-ci, on le fera donc en s'en mettant plein les mirettes, ce qui n'est pas pour nous déplaire.

date de sortie:17/11/06

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GEARS OF WAR  (XBOX 360) posté le jeudi 16 novembre 2006 17:19

Pour vivre heureux, vivons cachés. De cette maxime, les Locustes en ont tiré des enseignements mais pas nécessairement les meilleurs pour la race humaine qui exila ce peuple il y a fort longtemps dans les entrailles de la planète Sera. Désireux de reprendre leurs biens, soucieux de retrouver la chaleur du soleil, animés par une haine farouche envers leurs geôliers arrogants, ces êtres implacables quittèrent le territoire des Morlocks pour réclamer une vengeance légitime. Les armes se levèrent de part et d'autre des deux camps et la guerre débuta sous une pluie de cendres annonciatrices de lendemains orageux. Si le scénario de Gears Of War fleure bon la série B, avec ses bidasses boostés aux hormones et aux gueules patibulaires, c'est pourtant de ces lignes que naîtront les fabuleux moments à venir. Intensité, surprise, jouissance, peur, tous ces sentiments s'attachent à un synopsis famélique qui se borne à ressasser la lutte éternelle entre les hommes et une race extraterrestre mais dont de talentueux développeurs ont réussi à extirper moult idées servant à la conception d'une mise en scène fulgurante... Quand Aliens et Predator côtoient Apocalypse Now.

Telle une balle de fusil, Gears Of War risque de vous être fatal. Si Microsoft nous avait prévenu que rien ne serait plus comme avant, comment se préparer à un tel déferlement de fureur ? Véritable hallali à l'encontre de l'espèce humaine, l'oeuvre d'Epic Games se montre tellement généreuse à l'égard des joueurs qu'on ne peut que tendre les mains en acceptant le cadeau. Pourtant, ce jeu d'action n'a, à première vue rien de bien sensationnel, du moins d'un point de vue structurel. Ainsi, on y incarne un marine, élevé par une haltère et un tube de stéroïdes, accompagné de quelques camarades de jeu eux-mêmes constitués à 90 % de muscles. De vraies gueules de porte-bonheur en somme, des mecs, des vrais, des machines de guerre, ultimes remparts contre une invasion d'extraterrestres puissamment armés et guidés par un inextricable appétit de vengeance. Le but du jeu ? Vous l'aurez sûrement compris mais pour les quelques planqués qui nous lisent et qui n'auraient pas encore saisi, le tout se résume en deux mots : survivre et combattre !

La lumière s'éteint, un marine s'éveille et le joueur trépigne. Le premier point fort de Gears Of War, outre sa fabuleuse patte graphique, est de ne pas s'embêter d'un prologue trop explicatif afin de plonger le joueur dans l'enfer de la guerre. Si on peut trouver cette entrée en matière un brin prétentieuse, l'idée n'est pas innocente. Tout d'abord, elle laisse la porte ouverte à d'autres épisodes (ce qui semble une évidence vu la fin ouverte de ce segment) qui pourraient s'attarder sur la relation entre les Locustes et les humains, revenir sur ce qui s'est déroulé avant le premier opus ou approfondir l'univers du jeu. Ensuite, cette absence d'ouverture scénaristique a l'avantage de désorienter le joueur qui ne sait absolument pas ce qu'il va affronter. La première rencontre avec nos ennemis devient dès lors beaucoup plus probante, violente, les concessions s'évaporant au rythme des borborygmes bestiaux émaillant chaque salve de balles. En effet, c'est au terme d'un mini tutorial nous expliquant les bases du gameplay qu'on devra affronter un premier groupe de Locustes, sorte de mixe entre un G.I. et les aliens de Doom. Si de prime abord, on ricanera devant ces ennemis ressemblant à des sauvageons armés de gros calibres, on aura tôt fait de ne pas se fier aux apparences pour chercher un bout de décor où se planquer, histoire de recharger en attendant la suite des événements.

Ceci m'amène à vous parler du gameplay de Gears Of War qui dispose de plus d'un tour dans sa besace. Tout d'abord, l'interaction avec le décor est omniprésente puisqu'il est possible de se cacher derrière quasiment n'importe quel élément ou de passer rapidement de l'un à l'autre. Il vous suffira donc d'appuyer sur le bouton A pour que votre marine se mette accroupi derrière un canapé, un bloc de béton, ou de laisser appuyer ladite touche afin de courir directement vers la cachette la plus proche. Ca n'a l'air de rien mais sachez que cette possibilité fait en grande partie la force du titre. De fait, on se plaît à se retrancher n'importe où, à effectuer des roulades ou à sprinter pour s'abriter en guettant une accalmie salvatrice. Une autre idée de gameplay concerne le rechargement des armes qui peut se faire de façon plus ou moins efficace. Ainsi, lorsque vous arriverez à court de balles, une jauge apparaîtra sous l'icône d'arme. Vous devrez alors appuyer au bon moment, lorsque l'indicateur arrivera dans une zone spécifique, pour obtenir davantage de munitions, réaliser un chargement rapide et ainsi éviter l'enrayement de votre flingue.

En parlant d'armes, notez que vous pourrez switcher entre quatre modèles par le biais d'un menu d'actions rapides, accessible à l'aide de la croix de direction. Si on retrouve les habituels pistolets, mitraillettes (ici couplées à une tronçonneuse !), fusils à pompe ou grenades, on peut aussi utiliser un arc futuriste tirant des flèches explosives ainsi qu'un appareil de ciblage relié à un satellite envoyant un rayon laser une fois la victime lockée. Cependant, si cette dernière arme reste une des plus efficaces (surtout contre les monstres les plus imposants), elle ne peut être activée qu'une fois à l'extérieur. Quoi qu'il en soit, vous aurez assez de répondant pour faire face à vos opposants d'autant qu'il est également possible de jouer l'aventure principale seul, avec un ami en écran splitté ou sur deux écrans séparés en LAN. A ce sujet, on peut féliciter les programmeurs qui ont abattu un boulot titanesque afin que le coopératif soit aussi réussi que le mode solo, tant sur le plan graphique que sur celui de la jouabilité. Certes, l'action est moins lisible mais il est réconfortant de se savoir épaulé par un compagnon d'armes qui réfléchit avant d'agir. Habile transition pour vous entretenir des quelques défauts que nous avons pu constater au gré de nos pérégrinations.

Premièrement, si vous êtes constamment escorté par plusieurs membres de votre escouade, ces derniers ont tendance à se jeter dans la mêlée, la tête la première, ou au contraire à rester bêtement devant un ennemi en attendant de se faire dessouder. Le plus énervant est que dans certains cas, le Game Over intervient si un de vos coéquipiers passe de vie à trépas. Vous devrez alors rapidement vous approcher de sa carcasse pour lui porter secours en espérant qu'il daigne se mettre à l'abri après coup. A l'inverse, il arrive parfois que vos compadrés fassent preuve d'initiative en choisissant les bonnes options aux bons moments. Mais ne vous y méprenez pas, l'immersion est malgré tout totale car sans temps morts. Les gunfights succèdent aux gunfights, les corps explosent, les Locustes hurlent et si le bestiaire ne comporte pas beaucoup d'individus différents, on a tout de même droit à quelques monstruosités de taille gigantesque qui ne sont pas forcément les plus difficiles à battre malgré leur statut de boss.

Un des autres écueils à formuler concerne le manque de variété dans les situations. Ainsi, on a juste droit à une phase en véhicule (qui doit beaucoup au film Pitch Black) sur l'ensemble des cinq actes constituant le mode Solo, ainsi qu'à quelques actions contextuelles banalisées par leur côté anecdotique. Mais finalement, est-ce un vrai reproche qu'on peut formuler sachant que Gears Of War est un pamphlet glorifiant la surenchère de douilles, de tripes et de hurlements ? Si je vous laisse répondre à cette question, je puis cependant vous mettre en garde contre la dépendance occasionnée par cette démonstration de brutalité dont le chef d'orchestre se nomme Berserker. Si ce fou furieux ne représente en rien le chef de file des Locustes, il vous offrira pourtant quelques souvenirs mémorables. En effet, lorsque vous aurez le malheur de le rencontrer, cette sorte de Nemesis vous chargera tel un taureau pour essayer de vous éliminer d'un simple coup d'épaule. Bien entendu, tout sera mis en oeuvre pour accentuer cette rencontre, de l'environnement confiné au temps limité pour se débarrasser du monstre en passant par le timing requis pour éviter les attaques du Berserker qui dispose pour la peine d'une animation absolument fantastique. Bref, on sent la puissance de la bête et on frémit à chaque fois qu'elle commence à courir vers nous !

Si ceci est donc dû à un travail de design et d'animation, l'immersion passe aussi par de petits détails qui prennent toute leur importance une fois l'oeil rivé à l'écran. L'exemple le plus marquant est sans nul doute la caméra placée à hauteur du bassin lorsque notre personnage commence à courir. L'impression d'assister à un reportage de terrain, avec un cameraman suivant péniblement les mouvements de troupe, est parfaitement rendue et offre un cachet inimitable à ces montées d'adrénaline lors desquelles il convient de courir pour survivre. Au final, le solo de Gears Of War est de courte durée (entre neuf et dix heures environ en Normal) malgré quelques embranchements à choisir, mais se vit intensément d'un bout à l'autre. Et comme chaque gâteau se doit d'avoir sa cerise, nous terminerons avec le multi qui permet à 8 joueurs de s'affronter à travers trois modes de jeu issus du Deathmatch sur quelques maps qu'on aurait souhaité un peu plus vastes. Mais le plus étonnant est que le multijoueur de Gears Of War privilégie l'approche tactique, au rentre-dedans musclé. Il faudra donc se cacher, avancer à pas feutrés et surprendre vos adversaires pour obtenir la victoire. En conclusion, s'il ne peut prétendre au statut de jeu culte, Gears Of War se pose tout de même comme un des plus grands morceaux de bravoure de ces dernières années. Un titre évident sur Xbox 360, aussi percutant qu'un coup de poing dans la figure, aussi jouissif qu'un Starship Troopers, aussi macho qu'un second rôle de Predator !

date de sortie:17/11/06
Gears Of War

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WWE SMACKDOWN VS RAW 2007  (XBOX 360) posté le mardi 14 novembre 2006 20:33

Soixante-sept. Retenez ce chiffre, c'est le nombre de catcheurs (hommes et femmes) proposé par ce WWE Smackdown Vs Raw 2007, ce qui est plus que conséquent, offrant un choix des plus complets, permettant de combattre avec la star du moment ou l'ancienne idole, retirée des rings mais toujours prête à exhiber son corps de dieu grec. Une exhaustivité qui est la marque de fabrique de la série, toujours à la page et très pointue en terme de salles, de styles de combat, de modes de jeu ou de mouvements spectaculaires. Vous ne serez pas surpris d'apprendre que son contenu est richissime, donnant accès, en solo ou en multi, à un nombre incalculable de possibilités, cassant l'image d'un sport que l'on dit répétitif et ennuyeux. On retrouve en effet, en sus des combats classiques (en face-à-face, en équipes de deux ou de trois, seul contre deux ou trois ou chacun pour soi à trois ou à quatre), un mode carrière, un mode manager et un autre PPV, permettant de créer ses propres évènements. La durée de vie est donc démentielle, sans compter qu'un accès au Xbox Live boostera un peu plus la longévité d'un titre auquel il ne manque rien.

Le gameplay du titre de THQ s'oriente cette année vers une utilisation très fréquente des sticks analogiques, qui, en fonction de l'inclinaison qu'on leur fait prendre, détermineront le type de prise effectuée par le catcheur. Chacun des quatre axes principaux correspond à une prise au corps-à-corps et permet ainsi de choisir très rapidement, sans avoir à combiner de nombreuses touches, la partie du corps de l'adversaire qui subira les dommages de notre attaque. Le catcheur est donc diminué, membre par membre, jusqu'à ce que sa jauge de vie soit entièrement rouge, moment opportun pour tenter une immobilisation. Attention tout de même puisqu'enchaîner des coups ou multiplier les prises fatigue rapidement le catcheur que l'on contrôle et son état physique exige que l'on s'accorde des temps de récupération fréquents afin de reprendre le souffle et de regagner un peu de puissance. A partir de là, la gestion des temps d'attaque et de défense est plus tactique et rend le tout beaucoup moins bourrin, permettant à celui qui subit l'attaque de profiter de quelques secondes qui lui sont données pour se retourner et envisager un contre. Toutefois, on se trouve parfois incapable de sortir des cordes, notamment en coin de ring, pour peu que la puissance physique de notre adversaire lui permette de se défouler une dizaine de secondes sur nous. Un défaut qui n'en est pas vraiment un puisque les combats de catch sont souvent faits de temps où l'un des deux combattants domine outrageusement l'autre avant que la situation ne s'inverse.

Forcément très spectaculaires, les règlements de compte profitent de l'ambiance générale des salles de catch pour faire monter l'excitation du public, à travers des duels ne se limitant pas à l'espace du ring. Comme à leur habitude, les catcheurs peuvent aller faire un tour dans la fosse pour se servir de deux ou trois accessoires à se balancer dessus, ou même encore se donner de grosses baffes en pleine foule. On note de plus que chaque personnage possède des prises personnalisées, donnant lieu à de mini-cinématiques en mettant plein la vue, toujours dans l'optique d'affrontements dévastateurs. Des séquences visuelles semblables aux entrées des catcheurs, au moment de leur présentation où ils provoquent le public et l'adversaire durant de longues secondes, un peu trop longues parfois, donnant envie de zapper rapidement pour accéder au combat. Malheureusement, c'est là que les rares défauts apparaissent puisque les temps de chargements du jeu sont innombrables. En effet, à quelques exceptions près, chaque action effectuée dans les menus sera ponctuée par un écran de loading, souvent très long, trop long. En dehors de cela, le jeu est accessible à tous même si de nombreux termes techniques repousseront les plus néophytes, qu'ils maîtrisent ou non l'anglais. Un opus davantage destiné aux connaisseurs et aux passionnés mais qui pourra séduire certains réfractaires. Certains.

date de sortie:03/11/06

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