Grands Jeux Fêtes de Noël ! www.le-grand-jeu.com Venez vous éclater et Gagner du cash au 08 92 79 16 16

GEARS OF WAR  (XBOX 360) posté le jeudi 16 novembre 2006 17:19

Pour vivre heureux, vivons cachés. De cette maxime, les Locustes en ont tiré des enseignements mais pas nécessairement les meilleurs pour la race humaine qui exila ce peuple il y a fort longtemps dans les entrailles de la planète Sera. Désireux de reprendre leurs biens, soucieux de retrouver la chaleur du soleil, animés par une haine farouche envers leurs geôliers arrogants, ces êtres implacables quittèrent le territoire des Morlocks pour réclamer une vengeance légitime. Les armes se levèrent de part et d'autre des deux camps et la guerre débuta sous une pluie de cendres annonciatrices de lendemains orageux. Si le scénario de Gears Of War fleure bon la série B, avec ses bidasses boostés aux hormones et aux gueules patibulaires, c'est pourtant de ces lignes que naîtront les fabuleux moments à venir. Intensité, surprise, jouissance, peur, tous ces sentiments s'attachent à un synopsis famélique qui se borne à ressasser la lutte éternelle entre les hommes et une race extraterrestre mais dont de talentueux développeurs ont réussi à extirper moult idées servant à la conception d'une mise en scène fulgurante... Quand Aliens et Predator côtoient Apocalypse Now.

Telle une balle de fusil, Gears Of War risque de vous être fatal. Si Microsoft nous avait prévenu que rien ne serait plus comme avant, comment se préparer à un tel déferlement de fureur ? Véritable hallali à l'encontre de l'espèce humaine, l'oeuvre d'Epic Games se montre tellement généreuse à l'égard des joueurs qu'on ne peut que tendre les mains en acceptant le cadeau. Pourtant, ce jeu d'action n'a, à première vue rien de bien sensationnel, du moins d'un point de vue structurel. Ainsi, on y incarne un marine, élevé par une haltère et un tube de stéroïdes, accompagné de quelques camarades de jeu eux-mêmes constitués à 90 % de muscles. De vraies gueules de porte-bonheur en somme, des mecs, des vrais, des machines de guerre, ultimes remparts contre une invasion d'extraterrestres puissamment armés et guidés par un inextricable appétit de vengeance. Le but du jeu ? Vous l'aurez sûrement compris mais pour les quelques planqués qui nous lisent et qui n'auraient pas encore saisi, le tout se résume en deux mots : survivre et combattre !

La lumière s'éteint, un marine s'éveille et le joueur trépigne. Le premier point fort de Gears Of War, outre sa fabuleuse patte graphique, est de ne pas s'embêter d'un prologue trop explicatif afin de plonger le joueur dans l'enfer de la guerre. Si on peut trouver cette entrée en matière un brin prétentieuse, l'idée n'est pas innocente. Tout d'abord, elle laisse la porte ouverte à d'autres épisodes (ce qui semble une évidence vu la fin ouverte de ce segment) qui pourraient s'attarder sur la relation entre les Locustes et les humains, revenir sur ce qui s'est déroulé avant le premier opus ou approfondir l'univers du jeu. Ensuite, cette absence d'ouverture scénaristique a l'avantage de désorienter le joueur qui ne sait absolument pas ce qu'il va affronter. La première rencontre avec nos ennemis devient dès lors beaucoup plus probante, violente, les concessions s'évaporant au rythme des borborygmes bestiaux émaillant chaque salve de balles. En effet, c'est au terme d'un mini tutorial nous expliquant les bases du gameplay qu'on devra affronter un premier groupe de Locustes, sorte de mixe entre un G.I. et les aliens de Doom. Si de prime abord, on ricanera devant ces ennemis ressemblant à des sauvageons armés de gros calibres, on aura tôt fait de ne pas se fier aux apparences pour chercher un bout de décor où se planquer, histoire de recharger en attendant la suite des événements.

Ceci m'amène à vous parler du gameplay de Gears Of War qui dispose de plus d'un tour dans sa besace. Tout d'abord, l'interaction avec le décor est omniprésente puisqu'il est possible de se cacher derrière quasiment n'importe quel élément ou de passer rapidement de l'un à l'autre. Il vous suffira donc d'appuyer sur le bouton A pour que votre marine se mette accroupi derrière un canapé, un bloc de béton, ou de laisser appuyer ladite touche afin de courir directement vers la cachette la plus proche. Ca n'a l'air de rien mais sachez que cette possibilité fait en grande partie la force du titre. De fait, on se plaît à se retrancher n'importe où, à effectuer des roulades ou à sprinter pour s'abriter en guettant une accalmie salvatrice. Une autre idée de gameplay concerne le rechargement des armes qui peut se faire de façon plus ou moins efficace. Ainsi, lorsque vous arriverez à court de balles, une jauge apparaîtra sous l'icône d'arme. Vous devrez alors appuyer au bon moment, lorsque l'indicateur arrivera dans une zone spécifique, pour obtenir davantage de munitions, réaliser un chargement rapide et ainsi éviter l'enrayement de votre flingue.

En parlant d'armes, notez que vous pourrez switcher entre quatre modèles par le biais d'un menu d'actions rapides, accessible à l'aide de la croix de direction. Si on retrouve les habituels pistolets, mitraillettes (ici couplées à une tronçonneuse !), fusils à pompe ou grenades, on peut aussi utiliser un arc futuriste tirant des flèches explosives ainsi qu'un appareil de ciblage relié à un satellite envoyant un rayon laser une fois la victime lockée. Cependant, si cette dernière arme reste une des plus efficaces (surtout contre les monstres les plus imposants), elle ne peut être activée qu'une fois à l'extérieur. Quoi qu'il en soit, vous aurez assez de répondant pour faire face à vos opposants d'autant qu'il est également possible de jouer l'aventure principale seul, avec un ami en écran splitté ou sur deux écrans séparés en LAN. A ce sujet, on peut féliciter les programmeurs qui ont abattu un boulot titanesque afin que le coopératif soit aussi réussi que le mode solo, tant sur le plan graphique que sur celui de la jouabilité. Certes, l'action est moins lisible mais il est réconfortant de se savoir épaulé par un compagnon d'armes qui réfléchit avant d'agir. Habile transition pour vous entretenir des quelques défauts que nous avons pu constater au gré de nos pérégrinations.

Premièrement, si vous êtes constamment escorté par plusieurs membres de votre escouade, ces derniers ont tendance à se jeter dans la mêlée, la tête la première, ou au contraire à rester bêtement devant un ennemi en attendant de se faire dessouder. Le plus énervant est que dans certains cas, le Game Over intervient si un de vos coéquipiers passe de vie à trépas. Vous devrez alors rapidement vous approcher de sa carcasse pour lui porter secours en espérant qu'il daigne se mettre à l'abri après coup. A l'inverse, il arrive parfois que vos compadrés fassent preuve d'initiative en choisissant les bonnes options aux bons moments. Mais ne vous y méprenez pas, l'immersion est malgré tout totale car sans temps morts. Les gunfights succèdent aux gunfights, les corps explosent, les Locustes hurlent et si le bestiaire ne comporte pas beaucoup d'individus différents, on a tout de même droit à quelques monstruosités de taille gigantesque qui ne sont pas forcément les plus difficiles à battre malgré leur statut de boss.

Un des autres écueils à formuler concerne le manque de variété dans les situations. Ainsi, on a juste droit à une phase en véhicule (qui doit beaucoup au film Pitch Black) sur l'ensemble des cinq actes constituant le mode Solo, ainsi qu'à quelques actions contextuelles banalisées par leur côté anecdotique. Mais finalement, est-ce un vrai reproche qu'on peut formuler sachant que Gears Of War est un pamphlet glorifiant la surenchère de douilles, de tripes et de hurlements ? Si je vous laisse répondre à cette question, je puis cependant vous mettre en garde contre la dépendance occasionnée par cette démonstration de brutalité dont le chef d'orchestre se nomme Berserker. Si ce fou furieux ne représente en rien le chef de file des Locustes, il vous offrira pourtant quelques souvenirs mémorables. En effet, lorsque vous aurez le malheur de le rencontrer, cette sorte de Nemesis vous chargera tel un taureau pour essayer de vous éliminer d'un simple coup d'épaule. Bien entendu, tout sera mis en oeuvre pour accentuer cette rencontre, de l'environnement confiné au temps limité pour se débarrasser du monstre en passant par le timing requis pour éviter les attaques du Berserker qui dispose pour la peine d'une animation absolument fantastique. Bref, on sent la puissance de la bête et on frémit à chaque fois qu'elle commence à courir vers nous !

Si ceci est donc dû à un travail de design et d'animation, l'immersion passe aussi par de petits détails qui prennent toute leur importance une fois l'oeil rivé à l'écran. L'exemple le plus marquant est sans nul doute la caméra placée à hauteur du bassin lorsque notre personnage commence à courir. L'impression d'assister à un reportage de terrain, avec un cameraman suivant péniblement les mouvements de troupe, est parfaitement rendue et offre un cachet inimitable à ces montées d'adrénaline lors desquelles il convient de courir pour survivre. Au final, le solo de Gears Of War est de courte durée (entre neuf et dix heures environ en Normal) malgré quelques embranchements à choisir, mais se vit intensément d'un bout à l'autre. Et comme chaque gâteau se doit d'avoir sa cerise, nous terminerons avec le multi qui permet à 8 joueurs de s'affronter à travers trois modes de jeu issus du Deathmatch sur quelques maps qu'on aurait souhaité un peu plus vastes. Mais le plus étonnant est que le multijoueur de Gears Of War privilégie l'approche tactique, au rentre-dedans musclé. Il faudra donc se cacher, avancer à pas feutrés et surprendre vos adversaires pour obtenir la victoire. En conclusion, s'il ne peut prétendre au statut de jeu culte, Gears Of War se pose tout de même comme un des plus grands morceaux de bravoure de ces dernières années. Un titre évident sur Xbox 360, aussi percutant qu'un coup de poing dans la figure, aussi jouissif qu'un Starship Troopers, aussi macho qu'un second rôle de Predator !

date de sortie:17/11/06
Gears Of War

lien permanent

NEED FOR SPEED CARBON OWN THE CITY  (PSP) posté le mardi 14 novembre 2006 20:36

S'il est indéniable que le sous-titre Own The City ne fait pas de ce NFS un titre radicalement différent des versions PC et consoles de salon, il n'est pas à prendre à la légère puisqu'un certain nombre de données varie, à commencer par le théâtre des courses qui n'est autre que Coast City. Certes, c'est un quasi-clone de Palmont City, mais il faut avoir conscience que ce qui s'y passe n'a rien à voir avec un retour du pilote de Most Wanted dans une ville qu'il a quittée quelques années plus tôt. Cette fois, nous incarnons un pilote ayant perdu la mémoire suite à un grave accident de voiture dans lequel son frère périt. A l'occasion d'une course urbaine où il défiait l'un des membres de son équipe, une troisième voiture fantôme sema le trouble afin de créer l'accident qui coûtera également la vie à son équipier, adversaire d'un soir. Depuis la dissolution de l'équipe, les quartiers de la ville sont tombés entre les roues de teams ennemies. L'objectif est double : reconquérir la ville entière et lever le voile sur le mystère de la troisième voiture afin de découvrir l'identité du pilote à l'origine du carnage.

L'idée d'équipiers est bien évidemment au rendez-vous puisque c'est la nouveauté qui fait le charme des derniers NFS. A quelques différences près puisque les appellations ne sont pas toutes les mêmes et les rôles sont quelque peu modifiés. Le provocateur joue le rôle du pilote qui nettoiera la route en allant chatouiller, c'est le moins que l'on puisse dire, les concurrents qui vous précèdent dans la mesure où leur avance n'est pas trop importante. L'occasion pour vous de profiter de leur explication musclée pour vous faufiler et gagner une place au classement. L'assassin est à peine moins barbare puisqu'il a la capacité de poser des herses sur le parcours en s'occupant de la cible qui vous pose le plus de problèmes. Enfin, l'aspiros a l'exact même rôle que dans NFS Carbon classique. A votre signal, il se poste quelques mètres devant votre véhicule afin de vous faire profiter d'une aspiration très avantageuse dans le but d'atteindre rapidement une vitesse improbable et de semer ainsi ceux qui vous suivaient de trop près. Toujours aussi amusant et efficace, ce concept prend toute son ampleur à partir du moment où il est possible de courir avec plusieurs équipiers simultanément et d'opter ainsi pour celui qui possède les meilleures compétences en fonction de la situation. Enfin, notez qu'au fil des courses, ils progressent et gagnent en efficacité, ce qui s'adapte parfaitement à la difficulté croissante des épreuves. Et puis, si vous n'êtes pas satisfait de leur rendement, rien ne vous empêche de recruter d'autres équipiers.

De leur côté, si les courses n'ont pas le rythme ni le charme du drift ou des épreuves disputées dans le canyon Carbon des opus PC et consoles de salon, elles demeurent nombreuses bien qu'un tantinet répétitives. Pour gagner la possession d'un territoire et avant de défier le leader de l'équipe qui le détient, un certain nombre d'évènements devront être courus : des courses "circuit" (courses simples par tours), des courses "sprint" (courses simples d'un point A à un point B), des courses "élimination" (à la fin de chaque tour, le dernier est éliminé jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un pilote), des courses "fuite" (le but est d'échapper aux membres d'une équipe possédant le territoire dans lequel on se trouve), les courses "livraisons" (l'objectif étant de délivrer un colis avant tout monde, ce qui revient à faire une course sprint) et les courses "carnage" (pour gagner, il est impératif d'éliminer un certain nombre de voitures ennemies en provoquant d'importants dommages en leur fonçant dessus). On notera une agressivité décuplée de l'IA, n'hésitant pas à vous rentrer de plein fouet dedans sans se préoccuper de perdre une place durant la manoeuvre. Les équipiers ont quant à eux parfois un peu de mal à maîtriser leur trajectoire et à vous laisser le champ libre une fois leur tâche accomplie. Du coup, on a parfois l'impression que le jeu ressemble davantage à un Burnout mais la faible densité de circulation permet d'éviter les mauvaises surprises et de se concentrer uniquement sur les concurrents.

Niveau customisation, malgré la présence de près de trente voitures, l'autosculpt fait cruellement défaut. S'il est évidemment possible de modifier à sa guise les kits de carrosserie, les spoilers, le capot, les vinyles, les jantes, les vitres, la peinture et les logos, on ne peut les modeler afin de personnaliser au maximum l'apparence des véhicules. Du côté des performances, le moteur, les pneus, le châssis, le turbo et la nitro peuvent être améliorés de kit en kit au fil des options débloquées après des victoires en courses. Voilà pour le mode carrière, qui occupe une grande partie du contenu du jeu. Si le solo n'a pas d'intérêt ce mode carrière (malgré des courses simples, mais dont on fait rapidement le tour), le multijoueur quant à lui, peut accueillir jusqu'à quatre utilisateurs en infrastructure ou en ad hoc. C'est à peu près tout ce que nous propose ce nouveau NFS PSP. On parlera tout de même d'EA Multimédia, permettant d'inclure ses propres MP3 dans la track list du jeu via la Memory Stick. La conclusion sera sans surprise, à savoir que l'on tient là un bon jeu de courses mais une nouvelle fois moins passionnant que sur d'autres supports malgré d'excellentes idées. Les possesseurs PSP ne trouveront de toutes les manières pas beaucoup mieux à l'heure actuelle.

date de sortie:03/11/06

lien permanent

WWE SMACKDOWN VS RAW 2007  (XBOX 360) posté le mardi 14 novembre 2006 20:33

Soixante-sept. Retenez ce chiffre, c'est le nombre de catcheurs (hommes et femmes) proposé par ce WWE Smackdown Vs Raw 2007, ce qui est plus que conséquent, offrant un choix des plus complets, permettant de combattre avec la star du moment ou l'ancienne idole, retirée des rings mais toujours prête à exhiber son corps de dieu grec. Une exhaustivité qui est la marque de fabrique de la série, toujours à la page et très pointue en terme de salles, de styles de combat, de modes de jeu ou de mouvements spectaculaires. Vous ne serez pas surpris d'apprendre que son contenu est richissime, donnant accès, en solo ou en multi, à un nombre incalculable de possibilités, cassant l'image d'un sport que l'on dit répétitif et ennuyeux. On retrouve en effet, en sus des combats classiques (en face-à-face, en équipes de deux ou de trois, seul contre deux ou trois ou chacun pour soi à trois ou à quatre), un mode carrière, un mode manager et un autre PPV, permettant de créer ses propres évènements. La durée de vie est donc démentielle, sans compter qu'un accès au Xbox Live boostera un peu plus la longévité d'un titre auquel il ne manque rien.

Le gameplay du titre de THQ s'oriente cette année vers une utilisation très fréquente des sticks analogiques, qui, en fonction de l'inclinaison qu'on leur fait prendre, détermineront le type de prise effectuée par le catcheur. Chacun des quatre axes principaux correspond à une prise au corps-à-corps et permet ainsi de choisir très rapidement, sans avoir à combiner de nombreuses touches, la partie du corps de l'adversaire qui subira les dommages de notre attaque. Le catcheur est donc diminué, membre par membre, jusqu'à ce que sa jauge de vie soit entièrement rouge, moment opportun pour tenter une immobilisation. Attention tout de même puisqu'enchaîner des coups ou multiplier les prises fatigue rapidement le catcheur que l'on contrôle et son état physique exige que l'on s'accorde des temps de récupération fréquents afin de reprendre le souffle et de regagner un peu de puissance. A partir de là, la gestion des temps d'attaque et de défense est plus tactique et rend le tout beaucoup moins bourrin, permettant à celui qui subit l'attaque de profiter de quelques secondes qui lui sont données pour se retourner et envisager un contre. Toutefois, on se trouve parfois incapable de sortir des cordes, notamment en coin de ring, pour peu que la puissance physique de notre adversaire lui permette de se défouler une dizaine de secondes sur nous. Un défaut qui n'en est pas vraiment un puisque les combats de catch sont souvent faits de temps où l'un des deux combattants domine outrageusement l'autre avant que la situation ne s'inverse.

Forcément très spectaculaires, les règlements de compte profitent de l'ambiance générale des salles de catch pour faire monter l'excitation du public, à travers des duels ne se limitant pas à l'espace du ring. Comme à leur habitude, les catcheurs peuvent aller faire un tour dans la fosse pour se servir de deux ou trois accessoires à se balancer dessus, ou même encore se donner de grosses baffes en pleine foule. On note de plus que chaque personnage possède des prises personnalisées, donnant lieu à de mini-cinématiques en mettant plein la vue, toujours dans l'optique d'affrontements dévastateurs. Des séquences visuelles semblables aux entrées des catcheurs, au moment de leur présentation où ils provoquent le public et l'adversaire durant de longues secondes, un peu trop longues parfois, donnant envie de zapper rapidement pour accéder au combat. Malheureusement, c'est là que les rares défauts apparaissent puisque les temps de chargements du jeu sont innombrables. En effet, à quelques exceptions près, chaque action effectuée dans les menus sera ponctuée par un écran de loading, souvent très long, trop long. En dehors de cela, le jeu est accessible à tous même si de nombreux termes techniques repousseront les plus néophytes, qu'ils maîtrisent ou non l'anglais. Un opus davantage destiné aux connaisseurs et aux passionnés mais qui pourra séduire certains réfractaires. Certains.

date de sortie:03/11/06

lien permanent

MEDIEVAL II:TOTAL WAR  (PC) posté le mardi 14 novembre 2006 20:26

Avant de nous attacher à décrire les spécificités de ce quatrième opus, il semble nécessaire de faire un petit rappel sur le principe même du jeu, et surtout de sa campagne solo. Vous êtes placé à la tête d'un peuple (français, anglais...) et allez devoir conquérir un certain nombre de territoires pour l'emporter. Une grande partie des décisions se prennent sur une carte représentant une fraction du monde. C'est là que vous choisissez les bâtiments à construire dans chacune de vos villes, que vous créez de nouvelles unités et que vous déplacez vos armées pour aller conquérir de nouvelles villes. Evidemment, plus vous aurez de régions en votre possession, plus l'argent des impôts récoltés sera important et vous permettra d'améliorer vos possessions et d'avoir une plus grande armée. Si cette phase se déroule en tour par tour, dès que deux armées ennemies se rencontrent ou que vous lancez un assaut pour vous emparer d'une ville, le jeu bascule en mode stratégie temps réel. Vous contrôlez alors vos troupes comme dans tout autre STR, c'est-à-dire en cliquant là où vous voulez qu'elles se rendent. Vous définissez aussi les formations à adopter et utilisez les compétences spéciales dont certaines unités bénéficient (flèches enflammées pour les archers par exemple).

Ceux qui connaissent déjà les précédents titres de la série pourraient a priori penser que Medieval II : Total War ne fait que transposer le gameplay de Rome : Total War au Moyen Age. C'est en partie vrai, mais ce n'est pas aussi simple que ça. En effet, la période couverte par Medieval II : Total War (qui s'étend de 1080 à 1530) comprend de nombreuses inventions ayant véritablement bouleversé le monde. Il fallait donc que les développeurs en tiennent compte, et c'est ce qu'ils ont fait avec brio. A chacune des découvertes, un message vous avertira et vous pourrez alors utiliser ce nouvel élément pour votre peuple. L'un des premiers sera le moulin à vent, mais ensuite, vous aurez le bonheur de constater que vous pourrez utiliser de la poudre à canon et même aller en Amérique ! La carte qui comprend à l'origine l'Europe, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient s'agrandira alors pour vous permettre de traverser l'Atlantique. C'est d'ailleurs sur ce nouveau territoire que vous rencontrerez quelques civilisations inédites comme les Aztèques.

Au début de la campagne solo, il vous faut choisir quelle faction vous voulez contrôler parmi les cinq disponibles : L'Angleterre, la France, le Saint Empire Romain, Venise et l'Espagne. Chacune a évidemment ses forces et ses faiblesses et les objectifs à réaliser sont différents selon le camp sélectionné. Pour la France il s'agira par exemple, si vous choisissez la campagne courte, de conquérir 20 régions et d'éliminer l'Angleterre, et si vous préférez la campagne longue, de tenir 45 régions dont celle de Jérusalem. Lorsque vous battez un peuple adverse, celui-ci devient jouable. Au total, vous pourrez diriger pas moins de dix-sept factions (Portugal, Ecosse, Egypte...). Et le nombre est encore plus important en mode multijoueur et escarmouche puisqu'il passe à 21. En effet, certains peuples ne sont pas jouables dans la campagne solo. C'est par exemple le cas des Aztèques. Il faut dire que ce choix est tout à fait compréhensible de la part des développeurs vu que si cette civilisation avait été incluse, elle se serait tenue à l'écart de tout contact avec les Européens pendant une grande partie de l'aventure. L'intérêt aurait donc été plus que limité.

Côté gameplay, la campagne introduit plusieurs concepts inédits. Le principal est certainement la possibilité qui est laissée au joueur de choisir l'orientation qu'il souhaite donner à ses cités. Ainsi, vous pouvez décider de transformer vos possessions en châteaux ou en villes. Ce choix n'est pas neutre car les bâtiments que vous pourrez y construire ne seront pas les mêmes. En gros, les châteaux sont dédiés à la production de troupes tandis que les villes vous feront gagner plus d'argent grâce au commerce et à l'importante population qu'elles peuvent héberger. Heureusement, vous pouvez à tout moment transformer une ville en château et inversement. Utile lorsque quelqu'un vous attaque et que vous voulez avoir une armée au mieux de sa forme. Un autre des points forts de Medieval II : Total War, ce sont les missions qui vous sont fréquemment confiées par les guildes, les nobles ou le Pape lui-même. Ce dernier peut par exemple vous demander d'édifier une église dans une de vos villes. Si vous obéissez, votre réputation auprès du souverain pontife augmentera, mais si vous n'obtempérez pas, ce sera l'inverse. Et attention, car si vous poussez le Pape à bout, il se peut qu'il vous excommunie et provoque de ce fait une détérioration des relations avec les autres peuples catholiques. Pire, une croisade peut être lancée contre votre faction. A l'inverse, si vous êtes dans les petits papiers du chef de l'église, vous pourrez prendre part à une croisade pour, par exemple, convertir les peuples musulmans du Proche-Orient (en vous emparant de leurs richesses au passage).

Pour ce qui est de l'intelligence artificielle, elle semble encline à coopérer et à sceller des alliances durables. La diplomatie est une voie nettement plus développée que dans Rome : Total War où les combats étaient vraiment trop présents dans la campagne solo. Désormais, il est possible de vivre en paix pendant des décennies avec ses voisins, pour peu qu'on ne les pousse pas trop à bout. Néanmoins, vous aurez toujours des ennemis, ne serait-ce que les hérétiques ou les rebelles en début de partie et c'est pour cela que l'armée ne doit pas être négligée. A ce propos, vous pouvez aussi avoir des bateaux qui serviront à faire traverser les mers à vos hommes, mais aussi à combattre. Il est cependant nécessaire de préciser que toutes les batailles navales se résolvent automatiquement. Vous ne pouvez donc pas diriger votre flotte en temps réel comme c'est le cas avec les troupes terrestres. C'est un peu dommage.

En dehors de la campagne solo, qui constitue le coeur même du jeu, on peut aussi participer à des affrontements historiques. Les développeurs ont en effet essayé de reproduire quelques grandes batailles médiévales comme celles d'Azincourt ou d'Hastings. Au nombre de sept, elles ne nous permettent hélas que de contrôler un seul des camps en présence. Par exemple, pour ce qui est d'Azincourt, vous dirigez les Anglais. On se demande bien pourquoi on ne peut pas contrôler les Français. Outre ces batailles historiques, un mode escarmouche est aussi présent. On peut y sélectionner sa carte, ses conditions de victoires, sa faction, ses troupes, la météo et j'en passe, le tout afin de participer à des batailles très finement paramétrées. Si l'intelligence artificielle se révèle efficace, rien ne vaut néanmoins l'affrontement avec des joueurs humains et Medieval II : Total War le permet, mais seulement pour les batailles en temps réel et pas pour la phase en tour par tour. On aurait pourtant très bien pu imaginer des parties en multijoueur sur une carte réduite : par exemple sur l'Europe de l'Ouest uniquement ou en Afrique du Nord. Avec un tel mode de jeu, les options diplomatiques auraient pris une autre dimension grâce à la présence de joueurs humains. Ce n'est hélas pas possible. Ces quelques petits bémols ne doivent néanmoins pas vous décourager de découvrir Medieval II : Total War qui reste un excellent jeu de stratégie.

date de sortie:09/11/06

lien permanent

CALL OF DUTY 3:EN MARCHE VERS PARIS  (XBOX 360) posté le mardi 14 novembre 2006 20:22

Frère ennemi de Medal Of Honor, Call Of Duty n'a, comme son concurrent de toujours, jamais cherché à cacher ses origines cinématographiques. Mieux, il s'est libéré des entraves de certains films pour porter à son paroxysme l'ambiance chaotique née des combats qui ont émaillé la Seconde Guerre mondiale. Le but d'Activision n'était donc pas de concevoir le FPS le plus réaliste possible mais au contraire de reprendre les mécanismes de n'importe quel film de guerre en plaçant le joueur au coeur même de l'action pour que l'immersion soit totale. Pourtant, de ce parti pris est né un véritable paradoxe. En effet, si nous retrouvions bien tous les éléments d'un Jour le plus long, Il faut sauver le soldat Ryan, Les canons de Navarone ou Frères D'Armes dans notre console, le fait est que le joueur ne s'était jamais autant senti spectateur. Progression millimétrée, événements pré-calculés, linéarité optimale afin d'être aux premières loges pour ne rien manquer de l'esbroufe technique, tout fut mis en oeuvre pour que nous n'en perdions pas une miette et ce, parfois, au détriment de notre implication dans ce qui se passe à l'écran. Loin de se remettre en question, Treyarch a poursuivi ses expérimentations avec CoD 2 en maximisant l'impact visuel notamment sur la Xbox 360. Bien entendu, CoD 3 poursuit dans cette voie et si le film se savoure de plus en plus, le jeu, lui, a un peu de mal à s'émanciper de ses origines.

1944 : Normandie. Les Allemands n'en ont plus pour longtemps mais ils opposent toujours une résistance féroce aux Alliés. Les campagnes françaises sont couvertes de sang, le visage de la France est meurtri mais l'espoir n'est pas mort. C'est dans ce climat de tension extrême que vous, fier soldat américain, allez prendre part à une des plus grandes batailles de l'histoire. Une fois le décor planté, il est temps de balancer les bombes et de faire hurler les Allemands. Et là, on en a pour notre argent. Comme je le disais plus haut, CoD 3 est la représentation absolue du jeu pop-corn. Certes, on a notre rôle à jouer dans l'histoire mais le plus souvent, on reste pantois devant toute cette fanfare d'explosions en attendant que nos compatriotes éliminent le gros des troupes ennemies. D'ailleurs, si vous voulez faire durer le plaisir, optez dés le départ pour le mode Normal ou Difficile afin de ne pas terminer trop rapidement les 14 chapitres constituant le mode Solo.

Malheureusement, ce choix influe seulement sur la résistance des ennemis et leur nombre. En fin de compte, on se rend compte que CoD 3 est un jeu trop facile pour plusieurs raisons. Premièrement, le fait de retrouver très rapidement sa santé une fois qu'on se met à l'abri permet de pouvoir y aller comme une brutasse puis de se planquer en attendant de repartir au combat. Ensuite, vos compagnons vous mâchent souvent le travail en tuant un grand nombre d'adversaires avant même que vous ayez pu faire quoi que ce soit. Enfin, l'IA calamiteuse nous offre quelques grands moments de n'importe quoi avec des boschs attendant cinq secondes avant de tirer alors que vous êtes devant eux ou en se laissant prendre à revers comme des débutants. On peut d'ailleurs s'étonner d'une telle absence d'intelligence pour un aussi gros jeu et c'est encore plus flagrant quand on compare le titre de Treyarch avec un F.E.A.R., pour ne citer que lui.

Pour masquer ces carences intellectuelles, on aurait pu penser que les développeurs auraient multiplié les nouveautés de gameplay mais une fois encore, c'est un peu la désillusion. Néanmoins, on a maintenant droit à quelques attaques surprises de soldats (à l'image des assauts des SDF de Condemned) qui nous obligeront à tapoter rapidement sur deux boutons pour dévier l'attaque, puis à appuyer sur une touche spécifique afin de neutraliser l'assaillant. Pourquoi pas, mais vu que ce genre de scènes n'intervient qu'à quatre ou cinq endroits précis, le tout fait vraiment office de gadget. On retrouve aussi ces fameuses actions contextuelles lors de posages de bombes mais ici aussi, ce n'est guère probant vu qu'il n'y a aucun challenge à la clé. Pire, ces passages sont assez nombreux et vite soûlants. Pourtant, la diversité est bel et bien le maître mot de CoD 3 qui aligne des séquences diverses et variées : repérage de cibles pour indiquer à un char où tirer, pilonnage de véhicules avec un mortier, conduite de jeeps (relativement loupées ceci dit) ou de tanks, etc. Mais malgré cette succession de petites surprises, la progression s'enlise vite dans une certaine routine, la faute en incombe aussi à des environnements plus homogènes que ceux du dernier volet. Par contre, cet aspect est tempéré par la beauté des décors, des textures et surtout des effets spéciaux. On a beau constater pas mal de bugs graphiques (soldats qui traversent les murs, corps qui disparaissent...), on reste quand même pantois devant ce jeu "Michael Bayesque". En parlant de ça, j'allais omettre de préciser qu'on peut désormais rattraper les grenades jetées à nos pieds pour les renvoyer à l'adversaire. Bien entendu, le tout doit se faire très rapidement, bien entendu, on utilise rarement cette possibilité mais elle a au moins le mérite d'exister et de nous faire économiser nos propres munitions.

Une fois qu'on aura terminé le mode principal après une huitaine d'heures de jeu, il sera temps de se connecter sur le Xbox Live pour une petite partie en multi. qui peut accueillir jusqu'à 24 joueurs. Ici, cinq modes de jeu vous attendent : Guerre, Capture du drapeau, CDD un drapeau, Quartiers généraux et enfin Combat & Combat équipe. Du très classique en somme mais qui remplit bien sa fonction avec des échauffourées de haute volée où il est aussi important de bien maîtriser son fusil que de connaître la topographie des lieux pour attaquer ses petits camarades tel un ninja. Bref, CoD 3 est la copie quasi conforme de son aïeul et opte pour la solution de facilité qui consiste à améliorer l'aspect cinématographique de l'oeuvre au détriment du gameplay qui ne peut s'enorgueillir que d'une ou deux nouveautés pour le moins dispensables. Est-ce à dire que la série d'Activision doit absolument évoluer pour perdurer ? On serait tenté de répondre par l'affirmative même si on ressort une fois de plus complètement lessivé de l'aventure, certes très courte mais pour le moins efficace.

date de sortie:10/11/06

lien permanent



 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : The Saboteur PC | Final Fantasy XIII PS3 | Prince of Persia : Les Sables Oubliés 360 | James Cameron's Avatar : The Game Wii | Sonic Classic Collection DS