RAINBOW SIX VEGAS  (XBOX 360) posté le samedi 02 décembre 2006 18:01

En voyant ce que préparait Ubisoft pour le prochain Rainbow Six, ma réaction fut un peu similaire à celle provoquée par mon premier contact avec Ghost Recon Advanced Warfighter (aka GRAW). Un mélange de doutes prudents voire réactionnaires quo'n pourrait résumer en ces termes, je cite : "gné ?". Grosse action, linéaire, une seule équipe de 3 hommes etc. Pourtant, force est de constater qu'une fois de plus, si Rainbow Six Vegas n'a plus grand-chose à voir son très tactique ancêtre, il n'en est pas pour autant un malheureux jeu d'action mass market au rabais. Après un niveau d'introduction un peu mollasson servant à introduire le scénario, vous voici parachuté en plein Las Vegas, la ville des casinos assiégés par une bande de fous de guerre aux intentions peu honorables. Fait notable pour la série, c'est la première fois qu'un Rainbow Six se dote d'un véritable scénario et d'une progression narrative très proche de celle de GRAW, en temps réel ou presque et visant à faire monter le jeu en pression dans une unité de lieu et de temps. Le lieu en l'occurrence, ce sont les casinos et les palaces de Vegas, un terrain de jeu particulièrement jouissif et riche de couvertures et de couloirs de service bien pratiques. Car à l'image de Gears Of War, dont le gameplay est finalement assez proche, Rainbow Six Vegas va vous apprendre l'art de se mettre à couvert.

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 192Pssst, les gars, y a des burgers gratuits là-bas. Hihihi, la tête qu'ils vont faire c'est même pas vrai.

L'action de Vegas se veut survoltée, enchaînant la progression furtive avec les scènes d'assaut aux amphétamines, le tout sur un rythme élaboré avec soin, posant à merveille la tension du jeu et contraignant le joueur à la plus élémentaire prudence. Et si le titre semble totalement linéaire de prime abord, on trouvera néanmoins quantité de voies secondaires permettant d'affronter les pires situations en limitant les risques. Ainsi, il ne faudra pas être un fin limier pour saisr que l'entrée le plus évidente (la principale) est sans doute la mieux gardée et que pénétrer tout à trac dans une pièce sans avoir l'idée de lancer son équipe par une porte et vous par l'autre est stupide. De même, le plus lent des benêts comprendra rapidement que pour grimper 5 étages blindés d'ennemis en colère, emprunter des escalators surexposés n'est pas la meilleure des approches alors qu'une petite porte discrète donne accès aux escaliers de service, idéaux pour prendre tout ce monde à revers. En somme, retenez donc qu'en matière de level design, Rainbow Siw Vegas fait plutôt fort, ce que l'on constate lors des combats, où tout semble mis en place pour nous mettre dans des situations complexes.

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 193Passer à travers les vitres en rappel, ça fait toujours son petit effet.

Il faudra donc apprendre à composer et avant tout à se cacher. Pour ce faire, R6 : Vegas a recours à la méthode Gears Of War. D'une pression sur la gâchette gauche, vous plaquez votre personnage contre toute surface protectrice, passant du même coup d'une vue subjective à une vue à la troisième personne. Il reste alors à faire feu en veillant à ne pas se dresser en pleine rafale ennemie, bien évidemment. D'ailleurs, pour calmer les ardeurs d'en face, il est possible d'effectuer un tir en aveugle, mais sans possibilité de viser, tout juste d'appliquer une direction globale, il ne s'agit pas de faire un headshot de couard, mais de tenir l'ennemi à distance, ce en quoi on s'éloigne du jeu d'Epic. Mais qu'on ne compte pas s'en sortir aussi aisément. Il faut fréquemment changer de position, progresser pendant le combat, savoir couvrir ses hommes pendant qu'on les envoie un peu plus avant ou prêter attention aux terroristes susceptibles de nous prendre à revers, sans parler des nombreux scripts de mise en scène faisant intervenir renforts inattendus et embuscades en tout genre. En dépit d'une action digne d'un Call Of Duty, R6 : Vegas parvient à conserver un aspect tactique et les erreurs ou imprudences se paient souvent assez chers. En fait, tout dépendra de votre promptitude à les corriger. Vos alliés pour leur part peuvent être réanimés indéfiniment si vous êtes rapides à leur injecter la potion magique qui fait sortir les balles et cicatriser les blessures, mais en ce qui vous concerne, vous disposez de deux choix. En mode Normal, vous pouvez encaisser un nombre limité de coups avant de devoir vous mettre à l'abri et patienter le temps de faire remonter votre santé pendant qu'en mode Réaliste le nombre de coups tolérés est bien moindre.

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 194Le système de couverture est intuitif, rapide et efficace.

Plaquage au mur, prise d'assaut, tout ceci passe par un ensemble de choix tactiques, de mouvements et d'ordres. Vegas offre un panel stimulant de mouvements dont la descente en rappel est la plus amusante, bien qu'un peu redondante mais permet de se faire un petit plaisir en dégringolant le long d'une paroi pour entrer en défonçant les vitres. Mais ce sont surtout nos rapports avec nos équipiers qui comptent. On trouvera donc la classique gestion des règles d'engagement, soit furtif (tir de riposte uniquement) ou assaut (tir à vue), garder la position ou se regrouper sur le leader, le tout suivi des ordres contextuels. En pointant un lieu, on y envoie le reste de l'équipe, si vous pointez une porte, il se positionne pour préparer un assaut. Ici, les choix habituels s'offrent à vous, entrer et nettoyer, flash et nettoyer, frag et nettoyer. Avant cette étape, il conviendra de jeter un oeil sous la porte pour voir à quoi s'attendre et, au besoin, désigner aux équipiers quelques cibles prioritaires. Des possibilités inutiles si l'I.A. ne se montre pas à la hauteur. Globalement, c'est le cas, s'il arrive parfois que nos hommes restent plantés, la chose est rare et ils savent se mettre à couvert, visent bien mais pas comme des robots (comprendre qu'ils ne feront pas le travail à votre place) et évitent toujours de rester dans vos pattes. Côté ennemis, la hargne prime sans rendre stupide pour autant et on est heureux de constater une certaine mobilité, voire, des comportements retors. Une fois de plus même si l'aspect tactique peut sembler moindre que dans Raven Shield sur PC, Vegas est loin d'être facile si on se rue dans l'action, en mode Réaliste en particulier. Cependant, l'I.A. ennemie n'est pas parfaite et commet parfois des bourdes énormes, il arrive trop fréquemment qu'on observe des terroristes ne pas réagir au début d'une fusillade. Du correct au simplet, il n'y a souvent qu'un petit pas.

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 195Vou spouvez soigner vos alliés aussi souvent que besoin est. Ce qui n'est pas reciproque.

Malheureusement, on n'évite pas quelques frustrations. A commencer par celle provoquée par ce stupide système de checkpoints en lieu et place de sauvegarde en bonne et due forme. Lorsqu'on a le malheur de tomber sur une zone un peu plus ardue que les autres, le risque d'avoir à faire et refaire plusieurs fois les mêmes sections de niveau est important, et franchement gavant. Un système de quicksaves limitées par niveaux eut été, me semble-t-il, bien plus approprié que celui des checkpoints qui paraît rallonger artificiellement une durée de vie qui n'excède pas 8 heures. Mais qu'importe, car l'autre frustration vient du manque de possibilité tactiques dû au petit nombre d'ordres disponibles. A titre d'exemple, en situation normale, il est impossible d'ordonner un lancer de grenade, ce qui est fort ennuyeux lorsqu'on en manque et que l'on découvre avec stupeur que le seul domaine où nos équipiers commettent des bévues semble être l'usage de ces dernières, souvent lancées n'importe comment. Jamais de façon dangereuse, mais généralement de façon inutile. Autre source de désagrément, la relative redondance de l'action bien dissimulée sous une habile mise en scène. Mais dans les faits, on passe énormément de temps à répéter des assauts très similaires et à l'approche tactique qui ne varie guère (entrée par deux portes, aveuglement, contournement).

Test Rainbow Six Vegas Xbox 360 - Screenshot 196Le jeu est truffé de scripts, ici l'arrivée de renforts ennemis en rappel par le toit.

Un écueil que l'on corrigera avec le mode Coop à quatre joueurs (oui, un de plus que l'équipe du mode solo) qui tourne à merveille et rehausse considérablement l'intérêt tout en rallongeant la durée de vie rikiki de la campagne. De manière générale, Rainbow Six Vegas est une valeur sûre du multijoueur, offrant 6 modes de jeu praticables à 16. Si tous les modes ne sont pas égaux en qualité, la conservation des mouvements tactiques du solo et de son intensité, ainsi qu'un arsenal complet mais dont la disponibilité est fonction de votre classement, garantissent des parties rythmées et un caractère hautement addictif. Certains apprécieront également de pouvoir créer un avatar personnalisable que vous pourrez utiliser pour toutes vos parties et qui peut même être mappé avec votre propre trogne si vous disposez d'une webcam.

Au final, Ubisoft nous livre avec Rainbow Six : Vegas un gros jeu d'action tactique qui a pris ses distances avec ses origines plus posées sans pour autant sombrer dans un mercantilisme qui en aurait fait un soft au rabais. Relativement dur, intéressant et immersif, Vegas séduit, malgré quelques défauts parfois irritants mais que le multijoueur comble à merveille.

date de sortie:30/11/06

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LE SEIGNEUR DES ANNEAUX:LA BATAILLE POUR LA TERRE DU MILLIEU 2:L'AVENEMENT DU ROI SORCIER  (PC) posté le samedi 02 décembre 2006 17:59

C'est assez peu commun pour être signalé, cette extension (qui réclame que vous possédiez le jeu de base pour fonctionner) se focalise sur le camp du mal. On suit en effet les pérégrinations d'un des serviteurs de Sauron : le puissant Roi-Sorcier, un seigneur des Nazgûls, qui va tenter d'étendre son emprise sur tout le nord de la Terre du Milieu. Vous contrôlez donc ce personnage charismatique et vous allez devoir tenter de former une armée en enrôlant des Numénoréens noirs, des jeteurs de sorts et autres monstres (trolls des neiges, loups sinistres...). Cette nouvelle faction est appelée "Angmar" du nom de la terre d'origine de notre héros.

Test Le Seigneur Des Anneaux : La Bataille Pour La Terre Du Milieu II : L'Avenement Du Roi Sorcier PC - Screenshot 22A droite de l'image, Rogash le troll dans ses oeuvres.

A propos de ce nouveau camp, on notera que les compétences sont orientées vers l'invocation de créatures telles que les spectres ou les orques. Autre particularité, la présence de sortilèges qui gênent vos adversaires. On peut ainsi réduire la protection de ses ennemis ou geler la production des bâtiments adverses. Au niveau des unités, c'est la variété qui domine. Comme nous l'avons vu, les trolls côtoient des loups mais aussi des humains. Une unité sort du lot, il s'agit du maître des esclaves qui peut invoquer (moyennant finances) une escouade pour l'assister. Mais attention car s'il meurt, toutes les unités qui sont liées à lui subiront le même sort. Du côté des six héros d'Angmar, Rogash le troll se fait remarquer par sa puissance. Il peut en effet littéralement décimer les troupes adverses grâce à un de ses coups qui inflige des dommages sur une zone donnée. Pour faire face à cette nouvelle menace, les anciens peuples reçoivent des unités inédites, et certains camps ont aussi droit à un nouveau héros. C'est par exemple le cas des Gobelins qui, grâce à Azog, ont gagné un moyen de voler des ressources dans les bâtiments adverses. L'équilibrage reste cependant un peu douteux et mériterait un bon gros patch.

Test Le Seigneur Des Anneaux : La Bataille Pour La Terre Du Milieu II : L'Avenement Du Roi Sorcier PC - Screenshot 23Vous pouvez désormais créer un héros de la race des trolls.

Outre la campagne solo, la faction Angmar et les nouvelles unités pour chacun des six anciens peuples, l'add-on enrichit aussi le mode Guerre de l'Anneau. Un nouveau scénario historique fait son apparition. Il s'agit de la chute d'Arnor où vous devez diriger ou contrer l'ascension au pouvoir du Roi-Sorcier. La carte du monde est agrandie avec l'apparition de nouveaux territoires et c'est un total de 52 zones que l'on peut conquérir. On apprécie aussi les ajustements effectués au niveau de l'IA qui peut dorénavant choisir de se retirer pendant les batailles si elle sent que sa fin est proche. Le dernier ajout de l'extension concerne l'aspect de création des héros. Déjà, une nouvelle race est accessible, c'est celle des trolls. Ensuite, le jeu permet maintenant de décider combien un personnage vous coûtera à produire. Ainsi, un héros que vous dotez de multiples pouvoirs sera plus cher à former qu'un autre plus basique. Au final, l'Avènement Du Roi Sorcier est un add-on de bonne facture qui satisfera les inconditionnels du jeu d'origine.

date de sortie;30/11/06

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RUNAWAY 2:THE DREAM OF THE TURTLE  (PC) posté le jeudi 23 novembre 2006 17:12

Qui pouvait se douter, en voyant Brian Basco dans l'intro de Runaway, que celui-ci deviendrait le nouveau porte-parole de l'aventure graphique ? Qui pouvait sérieusement parier un kopeck sur cet étudiant bien trop propre sur lui et affirmer que ce dernier serait le sauveur du point and click tel qu'on l'a connu dans les années 90 et que l'on n'imaginait plus revoir un jour sur nos PC ? Pas grand monde, il faut l'avouer. Pas même les trois fondateurs de Pendulo Studios, prêts à mettre la clé sous la porte avant que le succès de Runaway ne les rattrape et les pousse à se remettre à la tâche. En 2003, Runaway et son héros improbable ont conquis le coeur des fans d'aventure, il était donc hors de question d'en rester-là, il fallait faire repartir Brian quelque part dans le monde et l'impliquer, lui et sa copine Gina, dans une histoire encore plus folle, plus longue et plus entraînante que la première.

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 128Un piège à touriste complètement désert.

La nouvelle aventure démarre alors que Brian et Gina profitent de vacances bien méritées sous le soleil d'Hawaï. Les amoureux décident un matin d'aller visiter les chutes de Tiki. Malheureusement pour eux, l'hydravion censé les conduire sur place n'est plus tout jeune, de même que le pilote de l'appareil qui passe carrément l'arme à gauche en plein vol ! Evidemment, il n'y a qu'un seul parachute à bord, bien trop ancien pour tenter de sauter en tandem. Brian n'hésite donc pas une seconde et se sacrifie en confiant le parachute à Gina avant de la pousser dans le vide. Lui restera dans l'avion jusqu'au crash en pleine jungle. Miraculeusement indemne, Brian devra alors retrouver son amie. Mais comme rien n'est jamais simple dans un jeu d'aventure, il découvrira que Gina est tombée au beau milieu d'un lac, que ce lac est sous haute surveillance militaire et que le colonel responsable de l'opération n'est pas du genre commode. Dans la famille "Gépadbol", je demande Brian...

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 129Joshua occupe une place importante dans le scénario.

Runaway 2 reprend à l'identique l'interface ayant servi au premier épisode. Le joueur dirige donc un curseur pour indiquer à Brian où aller, et quoi regarder, prendre ou utiliser. Tout se passe très simplement grâce au clic droit qui permet de faire défiler les actions relatives à chaque objet ou zone de l'écran. Par exemple, en passant le pointeur sur une porte, celui-ci se changera en loupe pour examiner, puis avec un clic droit on le transformera ensuite en main pour signifier que Brian peut tenter de l'ouvrir. Cette icône symbolisera aussi la possibilité de prendre un objet. Et des objets, vous allez en ramasser de toutes sortes au fil des six chapitres qui composent l'aventure. Des choses qui vous paraîtront utiles dès le premier coup d'oeil, d'autres qui le seront moins, mais qui révèleront leur efficacité dans des situations généralement imprévisibles. Runaway 2 - peut-être encore plus que Runaway 1 - s'inscrit dans cette tradition de jeux où les objets ne sont pas nécessairement utilisés pour leur fonction première. Parfois, il faut chercher un peu plus loin et tenter des associations improbables. La méthode ne marche pas à tous les coups, mais s'avère tout de même payante dans bien des situations. Qui penserait par exemple à une pince à cheveux pour bloquer un levier ou à un étui à cigares pour mouler un bâton de craie ?

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 130Chngement de température pour le quatrième chapitre.

N'allez pas non plus croire que Runaway 2 soit une chasse au trésor permanente car une grande partie des situations devra être débloquée en taillant le bout de gras avec l'incroyable galerie de personnages que Brian croisera. Irrésistibles de drôlerie, les dialogues représentent sans conteste l'une des grandes forces du jeu, ce qui n'empêchera pas de les trouver parfois un peu grossiers. En fait, ils sont juste très bien écrits avec un souci constant de coller le plus possible à la réalité. De cette volonté découle forcément des gros mots par-ci par-là, mais on reste dans le registre du familier, jamais du vulgaire. Et puis, ce que l'on retiendra surtout, outre les vannes, les jeux de mots et les références (télé, ciné...), ce sont les performances d'acteurs livrées par chaque interprète. Les voix collent parfaitement à leur personnage et parviennent à donner vie à ce petit monde animé. Si les fans de la première heure remarqueront que celle de Brian a changé depuis la dernière fois (je les rassure, la nouvelle voix est excellente), les cinéphiles s'amuseront, eux, a repérer à qui appartient telle ou telle voix sur grand écran. Pêle-mêle, on peut entendre parler Josh Harnett, Jack Nicholson, Will Smith ou Cameron Diaz. Tout du moins leurs doublures françaises.

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 131Robby a tenu à faire partie de l'aventure Runaway 2.

Parler des voix sans mentionner l'efficacité des bruitages ou des musiques serait criminel tant ils participent aussi à l'ambiance si personnelle de Runaway 2. Du bruit le plus anodin comme celui des pas de Brian dans la neige, au doux craquement plus élaboré d'une coque de vieux galion en mer, on sent que chaque effet a bénéficié du soin le plus total. Même constat pour les musiques bien plus nombreuses et variées que dans le premier volet. La réalisation de Runaway 2 est donc un vrai régal pour les oreilles, et bien sûr, comme l'attestent les images qui ornent cette page, elle l'est également pour les yeux. Le premier volet avait déjà marqué les esprits par son apparence si proche d'un dessin animé, mais ce n'était encore rien par rapport à ce que sa suite nous réservait. Ce deuxième segment va donc encore plus loin en atteignant un niveau largement supérieur à la fois dans la finesse du trait, dans les animations des personnages et dans la profusion d'effets spéciaux qui ne manquent pas de se faire remarquer à chaque tableau. En effet, il y a dans les décors de Runaway 2 un nombre incalculable de petits effets pour rendre les paysages plus vivants (de la neige qui tombe, la mer qui scintille, une caméra de sécurité qui bouge...). Mais le plus impressionnant restent les nombreuses animations de Brian lorsqu'il agit sur son environnement. C'est bien simple, il y a une animation prévue pour chaque action au point que l'aventure de Runaway 2 se joue autant qu'elle se regarde. Notez d'ailleurs que les cinématiques sont plutôt nombreuses elles-aussi, et qu'elles durent généralement longtemps. Je sais que les fans d'aventure sont toujours friands de ce genre de séquences.

Test Runaway 2 : The Dream Of The Turtle PC - Screenshot 132Le dernier chapitre réserve bien des surprises au niveau du doublage.

Au final, c'est un quasi sans-faute que Runaway 2 réalise. Les seuls points noirs à ce tableau idyllique pourraient être l'incapacité de Brian à courir et les quelques allers-retours parfois nécessaires à la progression. Des petites carences que l'on pardonnera aisément devant l'excellence de tout le reste. Alors juste une pensée comme ça : et si dans quelques années, les joueurs ne parlaient plus d'âge d'or de Lucasarts mais d'âge d'or de Pendulo... Je sais, la comparaison est osée, mais il faut admettre l'évidence : Runaway 2 est le meilleur jeu d'aventure point and click depuis le troisième volet de l'île aux Singes. Le message est suffisamment clair, je pense.

date de sortie:17/11/06

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SONIC THE HEDGEHOG  (XBOX 360) posté le jeudi 23 novembre 2006 17:10

C'est un drame qui vient de se jouer dans la ville de Soleanna. Alors que la fête bat son plein à l'occasion du festival du soleil, Eggman débarque avec son gros vaisseau et kidnappe la princesse Elise. N'écoutant que son courage, Sonic part à sa rescousse. Il ne faut pas que le grand méchant arrive à ses fins puisqu'Elise est la dépositaire d'un immense pouvoir : les flammes du désastre. Elle est en effet capable de déclencher un véritable cataclysme. Si au début du jeu, vous n'aurez la possibilité que de jouer avec Sonic, vous débloquerez au cours de l'aventure un nouveau personnage : Silver. Celui-ci vient du futur, un futur dévasté et il pense que c'est Elise la responsable du malheur que connaît son monde. Un troisième larron sera aussi de la partie et il ne s'agit ni plus ni moins que de Shadow que l'on avait déjà pu incarner dans le titre éponyme. Ce sont donc trois aventures distinctes que vous pourrez vivre, une avec chacun des personnages. Si elles sont indépendantes, elles sont néanmoins intimement liées au niveau du scénario, mais cela, vous le découvrirez par vous-même.

Test Sonic The Hedgehog Xbox 360 - Screenshot 100La ville de Soleanna.

Les parties se déroulent un peu à l'image de ce que l'on avait pu voir dans Sonic Adventure. En effet, on n'a pas affaire à une simple succession de niveaux, mais à un découpage un peu différent sous la forme "d'étapes action" et "d'étapes ville". Tout commence dans la cité de Soleanna. Dans celle-ci, vous pouvez discuter avec les personnages que vous croisez, accomplir des missions et ainsi gagner des rings à utiliser pour acheter divers objets dans les magasins qui vous permettront de débloquer de nouvelles aptitudes pour votre héros (glissade...). Premier regret, beaucoup des missions proposées dans la ville sont peu intéressantes et même vraiment énervantes. J'en veux pour preuve celle qui vous demandera de retrouver six enfants éparpillés dans des rues labyrinthiques en un temps limité. La recherche est vraiment fastidieuse et sans aucun intérêt surtout que les décors proposés sont grisâtres et ternes, sans rapport avec les tons plus colorés des levels orientés plates-formes.

Test Sonic The Hedgehog Xbox 360 - Screenshot 101Silver peut faire léviter toutes sortes d'objets et les balancer sur ses ennemis.

Et les niveaux actions justement, parlons-en puisque ce sont véritablement eux qui constituent le coeur du jeu. Pour y avoir accès, il faut traverser des miroirs disséminés dans la ville. Ne rêvez pas, débloquer l'accès à un de ces miroirs se fait de manière très linéaire et il faudra donc respecter l'ordre des levels qui a été déterminé par les développeurs. Lorsque vous en traversez un, vous serez transporté dans un endroit généralement bourré de pièges et peuplé d'ennemis divers et variés. D'ailleurs, on peut déjà dire que vous risquez de souffrir et de recommencer le même niveau plusieurs fois. Dès le début on a en effet affaire à des épreuves vraiment délicates et pas seulement parce que le niveau de difficulté est élevé, mais surtout parce que le gameplay pose vraiment beaucoup de problèmes. Déjà, la gestion des caméras est totalement aberrante. On perd parfois de vue son personnage, on ne sait pas où il va et c'est très pénalisant, bien plus que dans les autres Sonic car ici la vitesse d'animation est plus rapide. Il est donc très fréquent que l'on tombe lamentablement dans des trous ou que l'on ne voie pas ses ennemis lorsqu'on enchaîne des sauts.

Test Sonic The Hedgehog Xbox 360 - Screenshot 102Il est possible de contrôler Tails dans certains niveaux de l'aventure de Sonic.

La rapidité atteint son paroxysme dans les épreuves dites de "super vitesse". Lors de ces phases, vous pouvez seulement agir sur la direction prise (gauche, droite) et les sauts. Sonic court seul et vous ne pouvez pas ralentir. Pour réussir l'épreuve, il vous faut éviter les obstacles qui se mettent en travers de votre route (arbres, rochers). Si vous en touchez un de face, vous êtes bon pour recommencer. Pour tout vous dire, la première étape de course arrive après seulement un petit quart d'heure de jeu et il nous a fallu nous y reprendre une bonne vingtaine de fois pour la réussir tant les obstacles sont nombreux, mais surtout à cause des commandes qui se sont révélées être beaucoup trop sensibles. Une simple petite pression sur la touche gauche et Sonic va se diriger directement tout à gauche. Bref, on a beaucoup de mal à doser les déplacements et c'est très pénalisant. Ce qui est sympathique en revanche ce sont les différents personnages que l'on peut contrôler tout au long de l'aventure et qui ont chacun leurs pouvoirs particuliers. Il y a évidemment les trois principaux (Shadow peut conduire des véhicules, Silver peut soulever des objets par la pensée et les balancer sur ses adversaires) mais vous aurez aussi l'occasion dans certains niveaux de contrôler Tails par exemple qui peut planer grâce à ses deux queues qui jouent le rôle d'hélicoptère.

Test Sonic The Hedgehog Xbox 360 - Screenshot 103Le mode deux joueurs en écran splitté.

Des fonctionnalités multijoueurs à deux en écran splitté sont aussi de la partie. Deux possibilités existent : le mode bataille et le mode coopération. Dans le premier, il s'agira d'arriver à la fin d'un niveau avant son adversaire. Tous les coups bas sont permis pour ralentir son concurrent et vous pouvez très bien l'attaquer pour qu'il perde ses rings et retourne au dernier checkpoint. Quant au mode coopération, vous pouvez y jouer sur les niveaux que vous avez débloqués en solo. Vous devrez alors collaborer pour atteindre l'arrivée en partageant vos vies. Au final, et même si le contenu est plutôt complet et que le scénario permet de faire plus ample connaissance avec Silver, Sonic The Hedgehog est un jeu frustrant de par son gameplay totalement à côté de la plaque. Une caméra insupportable qui n'en fait qu'à sa tête, des commandes beaucoup trop sensibles, une difficulté mal dosée... Nombre de joueurs abandonneront l'aventure avant même d'en voir le bout tant il peut s'avérer énervant de perdre à cause de lacunes de gameplay.

date de sortie:24/11/06

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TONY HAWK'S PROJECT 8  (XBOX 360) posté le jeudi 23 novembre 2006 17:05

Le problème avec les précédents jeux de la série Tony Hawk, c'est l'impression de déjà-vu dégagée au fil des épisodes. Une impression largement justifiée aux dires même des développeurs de Neversoft qui ont cette année mis un point d'honneur à se remettre en question, en tout cas pour tout ce qui touche à la réalisation de leur bébé. C'est clair qu'en se trimballant le même moteur depuis la genèse de la série, il n'était pas simple de faire bouger les choses. Tony Hawk's Project 8 est donc censé marquer une étape dans l'histoire du skate virtuel grâce en partie à un moteur tout beau, tout neuf proposant une palette d'animations entièrement retravaillées pour l'occasion et motion capturées directement sur les nombreuses stars de la discipline présentes dans le titre (Hawk, Mullen, Burnquist, Dollin, Sheckler, Williams, Huston, Margera...). Le résultat se voit immédiatement à l'écran. Les modèles 3D sont bien plus précis, détaillés et largement mis en valeur par des effets de lumière réussis. Si la plupart des animations sont calquées directement sur les acrobaties réelles des skaters, on a aussi droit à un paquet de figures faisant un joli pied de nez aux lois de la physique.

Test Tony Hawk's Project 8 Xbox 360 - Screenshot 79L'attraction terrestre semble parfois bien moindre dans le monde de Tony Hawk.

Même s'il est vrai que les nouveaux tricks ne sont pas très nombreux, leur total est suffisamment conséquent pour ne pas s'ennuyer en refaisant toujours la même chose. De toute façon, il y a dans Project 8 une nouveauté de taille à ce niveau qui vous fera très certainement passer un long moment à aiguiser la moindre de vos figures, il s'agit du Nail The Trick. Derrière ce nom barbare se cache en fait un principe très simple : la possibilité de contrôler les jambes de votre skater en plein saut afin de faire pivoter la planche sous ses pieds. Pour cela, vous n'aurez qu'à agir sur les sticks (le gauche pour la jambe gauche, le droit pour la jambe droite) et apprendre à relâcher le mouvement au moment opportun pour atterrir sereinement. Ce moment crucial sera celui où le grip de la planche se trouvera sous vos baskets. A cet instant précis, vous libérerez les sticks et la réception se fera sans douleur. Sans ça, votre avatar se mangera le bitume avec une certaine violence. Dans ces cas-là, une petite manipulation (introduite dans cet épisode) permettra de se relever plus vite que dans le passé, afin de ne pas perdre trop de temps à remonter sur sa planche. Autre chose concernant les chutes, le moteur physique a lui aussi été revu. Si on trouve encore quelques incohérences à son sujet (certaines chutes interminables), on s'amusera aussi à tomber exprès pour remplir quelques objectifs demandés (bousculer des quilles géantes par exemple) ou simplement pour tamponner les piétons qui ne se gêneront pas pour se venger par la suite.

Test Tony Hawk's Project 8 Xbox 360 - Screenshot 80Le maître cherche à monter une nouvelle équipe. Bougez-vous pour en faire partie.

Dans Project 8, vous allez encore incarner un prétendant au titre de roi du skateboard qui devra cette fois inscrire son nom parmi les huit meilleurs riders de la planète. Pour cela, il lui faudra remplir diverses petites choses qui lui vaudront de gravir peu à peu les échelons le séparant de son rêve. Tout le jeu se déroulera dans une seule et même ville, un peu à la manière de American Wasteland, le précédent volet de la série. Cela dit, à la différence de ce dernier, les zones (une petite dizaine en tout) sont ici reliées entre elles par de vraies connexions et non plus par des couloirs sans intérêt. La ville est ainsi découpée en différents spots et l'on passe de l'un à l'autre assez librement, à condition bien sûr de les avoir déverrouillés auparavant. Pour lancer un objectif, il suffit de parler à certains habitants de la ville. Leurs défis sont plutôt variés dans l'ensemble. Si l'on retrouve des consignes déjà connues des épisodes antérieurs (fais telle figure à tel endroit...), on découvre aussi quelques nouveautés comme ce cameraman qui vous demandera de le suivre et d'effectuer les figures alors qu'il vous filme en action. La principale contrainte étant de rester dans son champ de vision. Un peu partout dans la ville, on trouvera aussi des indications peintes à même le sol et qui représentent des défis à relever. On verra par exemple des marques sur les trottoirs pour signaler la distance maximale effectuée en grind par les locaux. A vous de vous entraîner pour battre ces records.

Test Tony Hawk's Project 8 Xbox 360 - Screenshot 81Pendant le Nail The Trick, la caméra zoome sur la planche.

Absent du menu principal, le mode classique tel qu'on l'a connu dans les déclinaisons Underground et American Wasteland (à savoir des runs de 2 minutes avec une dizaine d'objectifs à la clé) apparaît ici directement dans le mode carrière. En parlant à certaines personnes, vous ne pourrez donc plus quitter la zone dans laquelle vous vous trouvez, et cela pour une durée de deux minutes. A vous de remplir le maximum de choses pendant ce laps de temps. Malheureusement, rien de bien nouveau en ce qui concerne les objectifs puisqu'il s'agira de rassembler les lettres du mot SKATE, d'effectuer un combo monstrueux, d'exploser un score de folie ou encore de trouver un CD caché. La cohabitation des deux modes de jeu (carrière et classique) s'effectue sans problème puisque rien n'oblige à s'attarder sur le mode classique si l'envie n'y est pas.

Test Tony Hawk's Project 8 Xbox 360 - Screenshot 82Bam Margera se montre ici plus sobre que dans les anciens épisodes.

Pour ce qui est des modes de jeu restants, on trouvera comme toujours des options 2 joueurs ainsi qu'une possibilité de comparer ses performances sur le Xbox Live. Il y a enfin un mode free skate pour explorer librement l'aire de jeu en incarnant l'un des nombreux skaters disponibles. Via le menu principal, vous pourrez aussi accéder à une visionneuse permettant d'examiner sous toutes les coutures (et même au ralenti) les tricks débloqués. Une bonne idée qui devrait donner quelques tuyaux aux apprentis riders qui se demanderaient où placer leurs pieds pour exécuter telle ou telle figure. Finalement, l'objectif visé par Neversoft est plus ou moins atteint même s'il est difficile de parler de vraie révolution de la série. Bien que reposant encore sur les mêmes bases, le jeu se montre assez solide pour nous entraîner une énième fois dans le monde du skate. Et ce coup-ci, on le fera donc en s'en mettant plein les mirettes, ce qui n'est pas pour nous déplaire.

date de sortie:17/11/06

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